Le nom complet de ce type de crédit hypothécaire est « subprime mortgage ».
Subprime parce qu’il est accordé à un emprunteur qui n’offre pas les garanties nécessaires, vu leurs faibles revenus, avec des taux variables (c’est important) peu élevés les deux premières années et ensuite très élevés ce qui apporte de gros bénéfices au prêteur. Ces prêts sont accordés pour de longues périodes : 40 ou 50 ans. Le profit important sur de longues périodes explique l’empressement des banques US à les généraliser. Celles-ci notent leurs clients en subprime, prime et non-prime. Le risque de non remboursement du candidat emprunteur est coté suivant le système du « credit scoring », une cotation en point qui évalue l’âge, la profession, l’adresse, le revenu, la situation familiale, la totalité des crédits en cours, l’historique de défaut de remboursement, parfois même l’extrait de casier judiciaire. Ce « credit scoring » est élaboré par des bureaux privés dont le plus célèbre est Fico. Si le client se révèle être défaillant, c’est-à-dire lorsque son score est inférieur à 620, il est placé dans la catégorie subprime. La catégorie prime concerne les clients avec peu de risques cotés à 650, et les non-primes sont les candidats présentant une solvabilité absolue, autrement dit, les riches. Donc, le « subprime » s’adresse en premier lieu à des pauvres ou des travailleurs pauvres. On estime à 25%, le nombre d’Américains ayant contracté un « subprime ».
Mortgage car ce mot découle du vieux français. C’était une servitude féodale qui contraignait le paysan à un endettement à vie. D’où « Mort Gage ».
Les banques spécialisées dans ces crédits hypothécaires incorporent d’ailleurs le terme dans son nom. Par ex : American home mortgage.