Zuhal Demir (N-VA) déclarait à la Chambre : « Je constate qu’on ne fait qu’un peu de bricolage en marge. On relève un petit peu l’âge de la prépension individuelle, on corrige un peu les conditions de carrière, mais la prépension est bel et bien toujours là. » Pour elle, et pour toute la N-VA, c’est bien simple : la prépension doit disparaître : « Le système de prépension est un produit antisocial. Cela doit être réformé structurellement. La prépension belge est une exception à la règle. L’Espagne a supprimé ce système cette semaine. »
Een cas de restructuration, le gouvernement repoussera progressivement la limite d’âge pour la prépension de 52 à 55 ans d’ici à 2018. La N-VA est contre. Le gouvernement doit tout simplement supprimer ces exceptions. « Le gouvernement fédéral aurait dû prendre des mesures structurelles, car, en cas de restructuration et de licenciement collectif, la prépension à 52 ans est toujours possible. Il aurait dû faire disparaître complètement ce système et réfléchir à un nouveau modèle de carrière. »
Tout le monde doit travailler jusque 65 ans. Un point, c’est tout. C’est le point de vue défendu par Karolien Grosemans (N-VA) : « Qu’il faille travailler plus longtemps, la N-VA en est convaincue aussi. Mais ce qu’on propose ici, maintenant, est économiquement insuffisant. (…) Le relèvement de l’âge minimal de la pension anticipée et de la durée minimale de carrière, voilà des mesures louables. Mais il faut davantage. Nos voisins osent aller plus loin. Dans plusieurs pays, l’âge de la pension a été porté à 67 ans. (…) Nous devons faire en sorte que l’âge réel de la pension se rapproche de l’âge légal de la pension. Mais travailler plus longtemps suppose aussi plus de flexibilité dans la carrière. »
Bref, la N-VA est opposée à tous les régimes spéciaux de pension anticipée. Elle a même introduit un amendement afin de les supprimer. Karolien Grosemans (N-VA) se justifie : « Nous allons tous devoir travailler plus longtemps. C’est pourquoi nous estimons inacceptable que certaines catégories bénéficient d’une exception, comme le personnel roulant de la SNCB, la police et l’armée. Notre premier amendement vise à supprimer cette réglementation préférentielle. Si nous devons tous travailler plus longtemps, ça doit être la même chose pour tout le monde, sans exception. »