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10 mars 2010 09:30 | Il y a : 2  an(s)
| Thème: Opel, Anvers, En direct des entreprises

Opel-Anvers :: GM veut sa restructuration mais sans succès

La direction de General Motors (GM) revient régulièrement à la charge avec différents plans d'assainissement, essayant de convaincre les gouvernements européens et les syndicats. Est-ce que cela offre des perspectives pour Opel Anvers ?

Wouter Van Damme

Le regard attiré par les flammes. Les délégués d’Opel Anvers sont de piquet depuis plus d’un mois et demi. (Photo Solidaire, Wouter Van Damme)

Nick Reilly, le grand patron de GM-Europe, annonçait la semaine dernière que GM était disposé à investir davantage dans Opel. Jusqu’alors, GM voulait contribuer à hauteur de 600 millions dans les 3,3 milliards nécessaires à la restructuration d’Opel. Maintenant, on apprend que GM entend cracher 1,9 milliard, sur un total passé, aujourd'hui à 3,7 milliards d’euros.

GM a donc demandé moins d’argent public et espérait de la sorte, en insistant moins, que les autorités européennes, et en particulier le gouvernement allemand, franchiraient plus facilement le pas avec l’argent du contribuable. La contribution que GM attend de l’État allemand est de loin la plus importante : d’abord 1,5 milliard, puis moins, mais tout de même 900 millions, dans une plus récente version du plan.

Selon des rumeurs, Opel-Anvers pourrait rester ouverte mais en version light. Selon la presse allemande, les syndicats anversois auraient discuté de cela ce mardi 9 mars. Nous n'en savons pas plus à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Toutes ces annonces qui se suivent de jours en jours montrent bien que GM a vraiment besoin d'argent, urgemment, pour assainir la division d'Opel. Cela montre aussi que la prise de position des syndicats européens fait mal. Ceux-ci ont demandé à leurs gouvernements respectifs de ne pas contribuer au plan de restructuration tant qu’il y serait question de fermetures d’usines et de licenciements forcés. Le message de la semaine passée, selon lequel GM était prêt à investir bien plus lui-même n'a apparemment pas eue la réaction attendue de la part des gouvernements européens. Voilà peut-être d'où vient la nouvelle piste de garder Opel-Anvers ouverte plus longtemps, même en version light.

Est-ce que cela va suffire pour convaincre les gouvernements européens et les syndicats ? GM demande encore plus d'argent pour... supprimer 8 300 emplois en Europe, dont près de 4 000 en Allemagne. Et par-dessus tout, GM exige un sacrifice annuel de 265 millions d’euros de la part des travailleurs.

Et à côté de ça, GM a versé 9 millions de dollars au PDG Ed Whitacre. L'administrateur délégué Fritz Henderson, licencié début décembre 2009, reste toutefois en service en qualité de « conseiller indépendant », ce qui lui rapportera mensuellement 59 000 dollars.

Voilà plus d’un mois et demi que les syndicats d’Opel-Anvers sont de piquet, bloquant de la sorte sur le parking quelques milliers de voitures complètement terminées. Depuis la mi-février, la production journalière a toutefois été débloquée en échange d’une indemnité de chômage accrue. En effet, au cours des semaines à venir, les travailleurs d’Opel-Anvers appréhendent de très nombreuses journées de chômage technique.

Les prochains jours, on en saura plus à propos du sort d'Anvers et sur la réaction des syndicats et des travailleurs. Une chose en tout cas est sûre : toutes formes de solidarité et de soutien sont plus que jamais nécessaires.



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