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28 juin 2011 17:06 | Il y a : 331  jour(s)
| Thème: Belgique, Environnement, Belgique, Sciences

OGM à Wetteren :: Jusqu’où cette « recherche scientifique » est-elle sûre ?

Les OGM sont un sujet controversé. Les critiques font état, d’une part, du problème de sécurité et, d’autre part, du fait que les multinationales de la chimie s’arrogent le contrôle de la chaîne et de la production alimentaires.

Wies De Troch

L’enquête sur Wetteren a été demandée par l’université de Gand et par le géant de la chimie BASF. Mais le dossier BASF s’est avéré incomplet et peu transparent, selon De Morgen du 11 juin. 

Dans un rapport, onze ONG, dont Greenpeace et la Bond Beter Leefmilieu (Ligue pour un meilleur environnement),  insistent sur le fait que l’avis adressé par le Conseil de biosécurité au ministre de la Santé publique sur le test de pommes de terre n’était pas unanime. En outre, des conditions avaient été associées à l’enquête parce qu’il y avait des risques de propagation dans l’environnement. Quelques membres du Conseil de biosécurité ont affirmé que les plantes à tester ne l’avaient pas été suffisamment quant aux possibles effets nocifs sur les êtres humains et les animaux. Une certain nombre d’espèces à tester contiennent également des gènes qui provoquent une résistance à certains antibiotiques.

Les intérêts commerciaux sont importants. Les multinationales de la chimie investissent des milliards d’euros en biotechnologie. Sur ce plan, BASF a déjà investi plus d’un milliard d’euros (dont 50 millions dans le développement de sa pomme de terre OGM).

D’après la revue Landgenoten du printemps 2011, les commanditaires de l’enquête ont l’intention de lancer sur le marché, dès 2014, la pomme de terre OGM de consommation. Avaient-ils un planning face auquel il fallait qu’un certain nombre de mesures de sécurité cèdent le pas ?

L’opinion publique est encore très réfractaire aux OGM, tant en Belgique que dans les autres pays de l’Union européenne. Jusqu’en 2003, il y a même eu au sein même de l’Union un moratoire contre l’application commerciale des OGM. Après sa levée, les procédures sont restées sévères et complexes et l’opinion publique est restée réticente. À part en Espagne, il est très peu, voire pas du tout, question de cultures OGM dans toute l’Union européenne. 



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