Tom De Meester : « Electrabel qui, dans notre pays, fournit toujours l’électricité à 61 % des ménages, maintient artificiellement élevé le prix pour les consommateurs. Comment Electrabel explique-t-il que les familles en Belgique paient leur électricité 40 % plus cher qu’en France ? Cela n’a rien à voir avec les taxes ou les tarifs de distribution, mais avec les marges bénéficiaires extrêmes appliquées en Belgique. Selon les chiffres officiels de l’organisme public de contrôle, la CREG, Electrabel réalise en Belgique 1,3 milliard d’euros de bénéfices en trop en continuant à vendre très cher l’électricité ridiculement bon marché des centrales nucléaires amorties depuis longtemps. »
Le PTB exige que l’on intervienne préventivement contre les hausses de prix. Tom De Meester : « Il doit y avoir des prix maximaux pour l’énergie, comme en France, qui s’appuient sur le coût réel et une marge raisonnable. Aujourd’hui, c’est la soif de bénéfice de GDF Suez qui détermine le prix et c’est la “vraie” raison pour laquelle Sophie Dutordoir annonce de nouvelles hausses de prix. Pour nous, les consommateurs doivent passer en premier lieu et non les actionnaires de GDF Suez. »
L’État doit également nettoyer devant sa porte, estime Tom De Meester. « Electrabel doit facturer le prix “vrai” de l’électricité, au lieu de prix délirants, mais l’État doit lui aussi appliquer le “vrai” tarif de TVA. Aujourd’hui, nous payons 21 % de TVA sur l’énergie, alors que le tarif réel pour les besoins de base n’est que de 6 %. »
Les prix de l’énergie à la hausse accroissent spectaculairement les rentrées de la TVA, en outre. « Si Electrabel augmente ses prix, les caisses de l’État en profitent. Ce n’est pas honnête. Ainsi, le consommateur paie deux fois. » Pour compenser la chose, le PTB veut que la TVA sur le gaz et l’électricité soit ramenée de 21 à 6 %.
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