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16 novembre 2011 10:34 | Il y a : 190  jour(s)
| Thème: Lettres

Lettres, Solidaire 43-44

Motion de soutien aux travailleurs d’Arcelor Mittal
    Nous manifestons notre solidarité avec les travailleurs victimes de la course au profit.
    Pour les actionnaires, la phase à chaud liégeoise n’est plus assez rentable dans un marché mondial, le reste de la sidérurgie suivra le même chemin. Des milliers d’emplois sont menacés. Des alternatives sociales existent, mais Mittal n’en veut pas parce qu’elles coûtent trop cher.
    Telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, la production d’acier par la filière liquide produit d’énormes quantités de gaz à effet de serre qui détraquent le climat. Des alternatives écologiques existent, mais les capitalistes n’en veulent pas parce qu’elles coûtent trop cher et impliquent de rompre avec la logique du profit. La protection de l’environnement, d’une part, le bien-être ainsi que l’emploi des travailleurs, d’autre part, ne sont pas opposées. Au contraire. Mais tous deux font les frais de l’aventurisme capitaliste. La logique du profit ne voit que le temps de retour sur investissement et la réduction des coûts de production, au détriment de l’environnement et de l’emploi. Une alternative sociale et écologique est nécessaire.
    L’avenir de l’emploi et le sauvetage du climat passent par une initiative économique guidée par l’intérêt général. Nous avons besoin d’une entreprise solidaire, généreuse, capable de calculs à long terme, responsable vis-à-vis des travailleurs et de la société entière dans toutes ses générations. En somme, d’une entreprise publique démocratique. Seule une entreprise publique démocratique peut garantir l’emploi à travers une activité de production d’acier planifiée dans le cadre de la transition énergétique indispensable.
    La condition pour aller dans ce sens est aujourd’hui la nationalisation d’ArcelorMittal. Climat et justice sociale soutient cette revendication. Les avoirs de Mittal en Belgique doivent être saisis, et le patronat doit rendre les cadeaux qu’il a reçus de la collectivité, notamment les quotas de CO2.
    Comment financer cette entreprise ? Arcelor Mittal a illégitimement usé et abusé d’avantages fiscaux, sociaux, de crédits d’émission juteux, de sacrifices des travailleurs. Réclamons justice : les actifs au bilan d’Arcelor Mittal ne compensent pas le préjudice vécu par les travailleurs et par la société en général, mais ils peuvent servir de capitalisation initiale pour votre entreprise. Prenez-en le contrôle, dans votre intérêt, celui de la société et celui de l’environnement !
    Les travailleurs et les usagers de la SNCB, des TEC, de la STIB traversent des péripéties libérales très semblables. Vos luttes se rejoignent. Finissons-en avec les privatisations.
    Construisons des services publics forts et sous contrôle démocratique.
www.climatetjusticesociale.be 

Campagne de la FGTB « Où est passé l’argent ? »

    Vraiment je suis très ému que l’on ose enfin traiter de cette hypocrisie ambiante en terme de salaires des grands patrons et de l’enrichissement des grands face au monde du travail. Merci encore de parler en termes simples pour faire comprendre au plus grand nombre cette inégalité criante.
    Et c’est bien nécessaire quand on entend la réponse du microtrottoir concernant la différence de salaire entre le patron et ses employés !
    Je tenais vraiment à vous dire merci et à vous apporter mon soutien en faveur d’une taxe Tobin, de la suppression des intérêts notionnels, de la limitation des revenus des grands patrons à 30 fois le salaire de l’employé ou ouvrier.
    Je tenais aussi à vous apporter mon appui inconditionnel à la liaison des salaires à l’index car c’est la seule mesure anti appauvrissement qui soit vraiment efficace car elle reflète une justice factuelle. C’est une mesure non négociable et j’ai décidé, après tant d’années d’observation passive de ces attaques en règle contre notre système de sécurité sociale, de descendre dans la rue moi aussi pour crier ma rage !
    Je me battrai pour un capitalisme de production et non un capitalisme de spéculation. Notre terre et ses habitants ont besoin d’un mode de production capable de nourrir une population croissante et de lui fournir de l’eau.
    Merci encore à vous, nous devrions être tous dans la rue pour défendre ce qui reste de social en Belgique. Les gens ne savent pas à quel point nous avons encore une vie satisfaisante. Nous devons nous battre aujourd’hui et non demain pour la conserver !
Eric, Liège


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