En temps de crise les salaires ne diminuent pas, donc le débat n'est pas un diminution ou non des salaires fussent-ils des grands patrons. Par contre, l'écart maximal entre les salaires est peut-être la solution. Je m'explique, si un loi était votée interdisant un écart entre les salaires de plus de 1000% les entreprises auraient toutes à faire le choix entre diminuer les hauts salaires (et pas seulement celui du patron) et celui d'augmenter les bas salaires pour respecter cette norme des 1000% ! Comme le disent certains : 5 minutes de courage politique et le tour est joué. Mais encore faudrait-il que l'on taxe les bénéfices des sociétés ainsi que d'autres revenus à l'égal des salaires ; sinon, ce serait pire ! Là encore 5 minutes allez voir 10 de courage politique !
S-cargo
Les politiciens de partis classiques style PS–cdH–MR–Ecolo sont de tous les matchs, car ça soigne leur popularité et ça entretient l’espoir du peuple. Voltaire m’approuverait, Marx aussi ! Les salaires des joueurs sont excessifs, de 12000 euros nets le mois ! Le foot n’est-il pas le nouvel opium du peuple ? Quand je vois l’hystérie déclenchée par le spectacle de 22 types en train de courir derrière un ballon, je me pose beaucoup de questions. Ce spectacle coûteux qu’est le foot ne contribue-t-il pas à détourner les gens de leurs problèmes économiques ?
Olivier Camps, Bruxelles
Bravo Mr Van Hees pour cette bombe qu’est votre étude brillamment développée par la RTBF dans « Questions à la Une ». Alors, les socialos, écolos, CDH, sur quelle planète étiez-vous quand Verhofstad/Reynders pondaient cette brillante escroquerie fiscale et légale (!) en faveur des Top 40 belges et internationaux, avec l’aval de la Commission Européenne.
C’est un coup de génie. Je suis sciée, révoltée de constater que nos représentants susmentionnés ont été à ce point aveugle, incompétent, distrait ; pour ne pas avoir contré, en son temps, cette nouvelle législation fiscale « ciblée », en ne la dénonçant pas. De même pour les médias et les débats à la TV. Aucun n’en a pipé mot, ni relayé cette brillante étude de Mr Van Hees. Non, la pédophilie ecclésiastique est un sujet plus racoleur. Merci au PTB et à la RTBF d’avoir dénoncé cette escroquerie fiscale « légale ». Et, cerise sur le gâteau, le patronat, avec un cynisme inouï, au nom du chantage à l’emploi, veut réduire ou supprimer l’index, refuse des augmentations salariales et allocations sociales et se fout de la diminution du pouvoir d’achat, tandis qu’il déverse des dividendes et bonus sans vergogne et organise légalement des évasions fiscales préjudiciables à la survie des soins de santé, de l’éducation.
Travailleurs, indépendants, demandez des comptes à vos « élus » si préoccupés des « affaires » pour les uns et des luttes de pouvoir pour les autres, qu’ils n’ont pas le temps de se pencher sur les réalités socio-économiques ni n’ont vu que les requins de la finance organisaient leur salut grâce aux coups de génie VLD/MR. Là, c’était du lourd. C’est nous les cocus. Demandez à « Mise au point » et « Controverse » de faire la lumière par un débat (Di Rupo, Milquet, Javeau et Reynders) sur la stratégie de l’un et l’incompétence, l’aveuglement des autres carrément roulés dans la farine. Suggestion aux PS, CDH, Ecolo, abonnez-vous à Solidaire, vous aurez ainsi de sérieuses lectures et beaucoup de pistes de réflexion. Citoyens, indignons-nous. Bravo Mr Van Hees pour votre perspicacité et décryptage et Bruno Clément pour s’en être fait le relai et l’avoir brillamment présenté pour nous citoyens lambda.
Une patiente de Médecine pour le Peuple
Je réagis ici à la publicité faite par la dernière livraison de Solidaire au
film « La journée de la jupe » proposé par le Bureau des Femmes de la FGTB
Liège-Huy-Waremme en entame d'un débat sur la discrimination de genre. En ce qui concerne la critique de ce film tout emprunt de clichés négrophobes et musulmanophobes, je vous renvoie vers l'excellente critique de Mona Chollet publiée dans le Monde Diplomatique en avril 2009. Je vous rappelle également que le racisme est une stratégie de désagrégation de la conscience de classe redoutable. Enfin, je vous recommande la lecture de la féministe Christine Delphy sur le faux dilemme entre antiracisme et antisexisme. Je suis d'autant plus attristé que ce mauvais film de propagande ait échappé à la vigilance de Solidaire que le dossier que ce journal consacre à l'analyse de la situation des grandes entreprises belges est excellent.
Souhail Chichah, chercheur à l’ULB
Mon intention n’est certainement pas de prendre parti pour Al Qaida et Oussama Ben Laden, au contraire, mais pour tous ces gens qui s’insurgent dans le monde arabe et descendent sur les places et dans les rues pour réclamer la paix et la dignité humaine pour tous. Et le fait que l’on place sur un piédestal ces soldats américains et qu’on les célèbre comme des super héros, je suis désolée, mais cela me donne la nausée. Malgré toutes les choses que l’on peut reprocher à Oussama Ben Laden — et elles sont nombreuses —, il n’en reste pas moins un être humain, le fils d’un père et d’une mère, un frère, etc. Pourquoi ce coup de grâce ? Pourquoi ne pas l’avoir tout simplement emprisonné et traduit devant un jury international ? Ce que je trouve plus grave encore c’est qu’ils ont jeté son corps à la mer, avec un poids de 50 kg probablement pour éviter que le cadavre ne remonte à la surface. Même les plus grands criminels ont droit à une inhumation décente conforme aux rites et croyances de sa religion. Cherche-t-on en Occident, et aux États-Unis surtout, à se mettre au-dessus du Pape ou d’Allah ? Nous devrions tous bien réfléchir à ce qui s’est passé, c’est pour moi une véritable parodie des droits de l’homme.
Nicole Heindryckx
Oui, vraiment, je suis désolée ! Désolée d’avoir cru que par l’école, on peut changer le monde, ou du moins, aider à construire le monde de demain. Désolée d’avoir osé imaginer que c’était important, la formation des générations futures. Désolée d’avoir fait trois ans d’études dans une école normale, d’avoir trimé pour payer lesdites études, et d’avoir finalement obtenu un diplôme. Excusez-moi d’avoir tenu bon, quand j’étais jeune prof, d’avoir galéré pour boucler des fins de mois difficiles, avec un salaire de 1200€. Je suis sincèrement désolée d’estimer que je mérite ce que vous appelez mes congés (environ 35 jours ouvrables sur l’année, puisque juillet et aout ne sont pas des mois de congé, mais bien des mois non payés). Désolée que les pouvoirs publics, à coups de réformes, de nouveaux programmes et de refinancement, aient contribué à donner l’impression que mes collègues et moi étions des planqués jamais contents. Excusez-moi, enfin, d’avoir fait grève aujourd’hui. Oui, vraiment, pardon d’avoir eu envie d’envoyer un signal, et de dire ou redire que mon métier est un métier difficile. Le dire, sans juger celui des autres, en sachant pertinemment que je n’ai pas le dos cassé et qu’il y a moins bien loti que moi. Moi j’ai juste parfois les oreilles cassées, la tête épuisée, et le moral bousillé par ce que je vois au quotidien. Pardon d’avoir peur de devenir un mauvais prof, un fonctionnaire qui gâche le potentiel des enfants qui lui sont confiés parce qu’il ne croit plus en ce qu’il fait. Pardon d’avoir voulu dire que l’école, c’est important, et qu’en bradant sans cesse la qualité de l’enseignement, c’est l’avenir de vos enfants qu’on brade. Pardon d’avoir envie de crier que des locaux vétustes et du matériel dépassé, ce n’est pas adéquat. Désolée d’avoir rêvé d’une société où l’on considèrerait que l’école est un pilier à conserver, et pas une garderie où on parque pendant 8h les ados pour que leurs parents puissent gagner leur vie.
Carte blanche de Virginie Nisen, enseignante.
Selon le CEGEC, "Augmenter les salaires est souhaitable. Mais on renonce, au moins temporairement, à l’effort promis dans le domaine de la formation, effort jugé par tous comme nécessaire."
Et Madame a demandé aux parents de comprendre qu'ils faisaient grève car c'était "l'avenir de nos enfants qu'on brade"?