Confronté à la révélation du PTB sur le peu d’impôts payés en Belgique, Electrabel ne nie pas les chiffres mais tente de les relativiser par… une contre-vérité assez grossière. Interpellée par la RTBF pour son journal télévisé, Lut Vande Velde, porte-parole de l’entreprise énergétique, affirme que si on regarde « les impôts du groupe GDF-Suez en Belgique », on constate qu’il est le quatrième plus imposé du Bel20.
Il est vrai qu’avec un taux d’imposition de 26 %, GDF-Suez se place à cette quatrième place. Mais ce taux n’a rien à voir avec « les impôts du groupe GDF-Suez en Belgique ». En effet, si le Bel20 est bien un indice boursier bruxellois, l’action GDF-Suez qui en fait partie est celle de la maison-mère… française. Lut Vande Velde joue donc sur cette bizarrerie pour tromper le public sans trop de scrupules.
En réalité, le taux d’imposition de 26 % est celui des comptes consolidés de toute la multinationale GDF-Suez et représente donc les impôts payés partout dans le monde. Pour ce qui concerne « les impôts du groupe GDF-Suez en Belgique », le constat est sans appel dès lors qu’on examine le taux d’imposition des quatre plus importantes sociétés belges du groupe.
&nb
Electrabel | 0,04 % |
Suez-Tractebel | 0,02 % |
GDF-Suez Coordination Center | 0,15 % |
Energy Europe Invest | 0,00 % |
Ce qui confirme la conclusion de notre étude : la Belgique est bien un paradis fiscal pour multinationales.
Réécouter l’interview de Peter Mertens sur la fiscalité des mulltinationales sur radio Een sur le site www.pvda.be (uniquement en NL)