Raoul Hedebouw : « Après que ceux d’en haut ont négocié 535 jours, ceux d’en bas ont pu enfin s’exprimer ce vendredi dans la rue. Et le message est clair : le monde du travail n’accepte pas de voir diminuer son niveau de vie, ni pour son pouvoir d’achat, ni pour ses fins de carrière, ni pour sa sécurité sociale. “Le plan d’austérité Di Rupo n’est ni juste ni équilibré”, a dit la rue ce vendredi. Il n’est pas non plus “l’accord le plus social d’Europe” comme le prétendent MM. Magnette et Tobback. Et il doit être arrêté maintenant, car si on suit sa logique, il sera le premier d’une longue série de plans d’austérité (comme on l’a vu ailleurs en Europe) qui vont nous plonger encore plus dans la crise. »
« Nous soutenons ceux qui voient dans le succès de cette manifestation un tremplin pour continuer dans les prochains jours ce large mouvement social par des nouvelles manifestations (comme à Liège le 7 décembre) et des grèves. Car aujourd’hui, le nouveau gouvernement Papillon bleu veut faire voter à la hussarde avant la fin de l’année le budget 2012 et des réformes fondamentales sur les fins de carrière et le chômage », ajoute le porte-parole du parti de gauche.
« Nous devons les en empêcher : pas touche aux prépensions, aux allocations de chômage, au crédit-temps et aux services publics. Et on peut chercher l’argent ailleurs, comme l’ont dit les dizaines de milliers de manifestants aujourd’hui. Comme l’a montré l’accueil réservé à l’étude du PTB sur le Top 50 des ristournes fiscales des grandes entreprises : comment des multinationales peuvent-elles verser quasiment zéro euro d’impôt alors que les restrictions en sécurité sociale coûteront au moins 2 000 euros par an à une famille moyenne ? Il est temps qu’on supprime les intérêts notionnels (4 milliards) et qu’on instaure une taxe des millionnaires (8 milliards) », conclut Raoul Hedebouw.
Service de presse du PTB
Raoul Hedebouw,
0477/986510
Mais pour la com il y a des progrès à faire ,exemple :demander au gens ce que sont les " Intérêts notionnels " et vous verrez les réponses (voir Gérard Mugemangengo)