A peine revenu de sa tournée dans la région, le ministre Reynders plaide pour une intervention humanitaire en Syrie, avec des militaires au sol. Guy Verhofstadt, à la tête du groupe libéral du Parlement européen, veut même livrer des armes aux insurgés. Pour Reynders, c’est encore... trop tôt, les différentes fractions de l’opposition dans le pays n’étant pas encore unies.
« N’avons-nous donc rien appris de l’épisode libyen ? interpelle Peter Mertens, président du PTB. Une intervention militaire est le point de départ d’une escalade sans fin. Les militaires étrangers et les livraisons d’armes lancent le signal trompeur de la nécessité d’une solution par la violence militaire. Et, avec autant d’acteurs différents dans et autour de la Syrie, une intervention pourrait mettre toute la région à feu et à sang. »
« Ce n’est pas en apposant l’étiquette “humanitaire” qu’une guerre devient appropriée ou justifiée, poursuit Peter Mertens. Et on peut s’interroger sur la préoccupation de Didier Reynders pour la population alors qu’il prône en même temps des sanctions contre la Syrie qui toucheront d’abord et avant tout cette même population. »
« Le ministre a pourtant pu se rendre compte, il y a quelques jours à Tripoli, du résultat d’une intervention militaire. Une ville complètement dévastée, où des milices armées font la loi. Reynders a d’ailleurs choisi de ne pas y passer la nuit. Le ministre a-t-il pu s’interroger sur les choix qu’il reste à la population lorsque le pays a été l’objet d’un tel raz-de-marée de la part de l’Otan ? Allons-nous reproduire cela en Syrie ? »
Le PTB rejette toute intervention militaire en Syrie et soutient tous les efforts pour un dialogue et une solution négociée.
Le service de presse du PTB
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Peter Mertens
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