La nouvelle est tombée la semaine dernière comme un coup de tonnerre par temps clair et on en a parlé dans tout le pays. Lors d’un entretien avec Het Nieuwsblad, le président Bruggeman (Open VLD) du CPAS a affirmé tout de go que ceux qui refusaient de se rendre à la bourse de l’emploi des entreprises portuaires gantoises risquaient une sanction, ce qui équivaut à la perte du minimum vital ou du soutien.
Pour toute clarté : le PTB+ est partisan d’une intégration sociale via un emploi adapté. Et le CPAS a certainement une importante mission d’encouragement et d’accompagnement dans l’intégration de ses clients dans le processus du travail via des trajectoires individuelles d’accompagnement.
Mais Riet Verspreet (PTB+), qui siège au conseil du CPAS, est également membre du Bureau statutaire de ce dernier et dit que la mesure est non réglementaire et illégale.
Non réglementaire parce que, manifestement, cette décision a été prise au sein du « Service social du Comité spécial », qui ne peut traiter que des dossiers individuels. Une telle option politique globale doit être soumise au Bureau statutaire et au Conseil du CPAS. Ce n’a pas été le cas. C’est pourquoi la fraction PTB+ compte déposer une plainte contre cette façon de procéder.
La décision est également illégale, parce que chaque mesure prise par la Comité spécial doit s’appuyer sur un dossier individuel minutieusement préparé par le (la) travailleur (-se) social(e). Cela n’a pas été le cas non plus. Monsieur Bruggeman fait état de 200 assistés. À Zelzate, actuellement, ils sont une centaine. Par conséquent, les menaces du président du CPAS visent également toutes les personnes qui, d’une façon ou d’une autre, bénéficient du soutien du CPAS : par exemple des malades qui reçoivent un soutien complémentaire pour leurs soins médicaux.
C’est pourquoi le PTB+ réclame le retrait immédiat de cette mesure.
Riet Verspreet fait également savoir que le président Bruggeman lui-même, a expliqué sans sourciller que son intention, via cettemesure, est d’économiser « des dizaines de milliers d’euros ». Et Riet Verspreet de poser la question suivante : « Le partenaire de coalition du SP.a qui, dans le passé, se donnait si volontiers une image sociale, s’es-il déjà posé une seule fois la question : ‘au détriment de qui ?’ »