« Ne regardez pas en arrière, disent-ils dans les QG occidentaux, en route pour une nouvelle guerre encore plus importante ». Lundi 23 janvier, dans le sillage des USA, les 27 États membres de l’UE ont annoncé un embargo contre le pétrole iranien. Le 1er juillet, tous les contrats en cours pour l’importation de pétrole à partir de l’Iran cesseront et, après le 23 janvier, plus aucun nouveau contrat ne sera signé. Environ 18 % du pétrole exporté par l’Iran va dans les pays européens. En première instance, nous pouvons nous attendre à une hausse des produits pétroliers. Mais, en même temps, les tentions militaires s’exacerbent elles aussi. Ainsi, le jour de l’annonce de l’embargo, trois importants pays de l’Otan – États-Unis, France et Grande-Bretagne – ont envoyé un porte-avion et quelques autres bâtiments de guerre dans le détroit d’Ormuz. Cet étalage de force était un défi lancé à l’armée iranienne qui, depuis plus d’une semaine déjà, menace de fermer ce détroit. (Junge welt, 24 janvier)