France
L’enseigne de hard discount ED a été condamnée mercredi par le conseil des prud’hommes de Créteil (Val de Marne) à verser 40 000 euros de dommages et intérêts à chacun des trois salariés licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche. En 2009, ces trois salariés du magasin ED d’Oyonnax avaient été licenciés pour « non-respect des horaires planifiés et insubordination », après avoir informé leur direction qu’ils ne souhaitaient pas travailler le dimanche matin, afin de préserver leur vie familiale. L’objectif de l’action en justice a été de « dénoncer cette loi qui est mauvaise ». Voilà déjà une petite victoire bien appréciée. Mais celle qui s’annonce plus compliquée sera de retrouver un emploi. (Europe 1, 21/09)
Chili
Les manifestations étudiantes, qui se multiplient depuis 4 mois, ne faiblissent pas.
Annoncé affaibli et divisé, le mouvement étudiant, mobilisé depuis 4 mois, vient de faire la démonstration qu’il lui reste encore des ressources. Ils étaient plus de 150 000 à défiler dans Santiago. Ils exigent la prolongation du semestre de cours qui s’arrête le 7 octobre pour permettre aux grévistes de réussir leur année. Au cœur des manifestations reste la principale revendication que l’État réinvestisse dans un secteur qui, pour des raisons idéologiques, a été livré depuis 1981, par la dictature Pinochet, aux règles de la libre concurrence. (La Libre, 26/09)
Syrie
Les menaces d’un scénario libyen et les ingérences ont atteint un sommet lorsque le président américain a affirmé l’illégitimité du régime syrien, affirme le parti communiste syrien. Des sanctions sévères et injustes ont été imposées au peuple syrien et à son économie. Des plans sont aujourd’hui discutés et impulsés par l’OTAN afin de lancer des vagues de frappes aériennes pendant plusieurs semaines contre 30 sites stratégiques en Syrie, ressemblant exactement à ce qui s’est passé en Yougoslavie. En Europe, on n’hésite pas à appeler à traiter la situation en Syrie avec des méthodes qui en ferait une pâle copie de la crise libyenne. L’OTAN tente de faire adopter une résolution du Conseil de sécurité condamnant la Syrie, pour légitimer une attaque militaire. Un goût de déjà vu. (Solidarité internationale, 26/09)
Tchad / Niger
La guerre de l’OTAN pour virer le colonel Kadhafi du pouvoir en Libye aura eu des effets inverses à la tendance habituelle décrite dans les médias sur les vagues migratoires. Le président tchadien attirait l’attention dans un discours à l’ONU sur le retour de 100 000 de ses concitoyens au pays depuis la Libye voisine. Une des causes est la discrimination que ces populations de couleur noire, appelées sans discernement « mercenaires » ont subies de la part des « rebelles » du CNT soutenus par l’OTAN. Le racisme a fragilisé la vie de ces habitants qui ont participé depuis des décennies au développement économique de la Libye. Pour le Niger, ce serait également 10 000 Nigériens qui auraient fui la Libye « libérée ».