
A l’avenir, toute la gestion du réseau de distribution passera aux mains des communes. Mais le paradoxe, c’est bien sûr que si ça rapporte de l’argent aux communes, cela va en coûter aux consommateurs. (Photo Solidaire, Salim Hellalet
Tom De Meester : « Avec la libéralisation, bien des dividendes de la distribution d’électricité ont disparu. J’estime que la perte annuelle de revenus pour les communes équivaut à 350 millions d’euros. Les communes siègent toujours pour un part importante dans ces entreprises de distribution, mais il ne s’agit plus que de la distribution de l’électricité, alors qu’avant, elles étaient également concernées par la vente. Celle-ci a été entièrement libéralisée et privatisée. Les communes ont encore de modestes rentrées émanant des dividendes des gestionnaires de réseaux de distribution, mais beaucoup moins qu’avant.
À l’avenir, toute la gestion du réseau de distribution passera aux mains des communes (aujourd’hui, Electrabel y est encore représenté, NdlR). Cela apportera des rentrées aux communes. Mais le paradoxe, c’est bien sûr que si ça rapporte de l’argent aux communes, cela va en coûter aux consommateurs. L'un des grands montants de la facture d’énergie, ce sont les tarifs de distribution en hausse. Si vous essayez de les réduire, ce sera alors au détriment des communes, et celles-ci devront compenser la chose d’une autre façon.
Les grands bénéfices sont réalisés dans la vente, et surtout dans la production d’électricité. Dans notre marché de l’énergie libéralisé, on ne peut toucher à cela. »