
Vaira Vike-Freiberga, ancienne présidente de Lettonie et candidate au poste de présidente de l’Union Européenne. Pour elle les Lettons qui se sont engagés dans les SS l'auraient fait uniquement pour trouver un allié afin de libérer leur pays.
Dans plusieurs nouveaux pays membres de l'UE, la promotion des idéaux communistes et les symboles du mouvement ouvrier international sont déjà interdits. Dans des pays tels que l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Roumanie, une loi interdit l'existence de partis communistes ou pose des obstacles insurmontables à la légalité de leur action. En Hongrie et en République tchèque, la loi interdit et punit l'usage de symboles socialistes. Le Président du Parti communiste de Lituanie Mikolas Bourakiavitsius et son camarade Yiouozas Kouolelis ont passé des années en prison pour des raisons politiques.
Pas étonnant, lorsqu’on sait que l’ancienne présidente de Lettonie, le professeur Vaira Vike-Freiberga, par ailleurs citée comme candidate à la présidence de l’Union européenne (comme alternative à Van Rompuy), est en fait une canadienne dont la famille a fui la Lettonie à la chute du fascisme. Elle était liée aux agents nazis du réseau « stay-behind » de l'OTAN, via une association clandestine destinée à la diaspora, « Les Faucons de la rivière Daugava » (Daugavas Vanagi). Vike-Freiberga s'est installée à Riga début 1999, elle a pris la nationalité lettone et s’est fait élire présidente de la République. D’après elle, les Lettons qui se sont engagés dans les SS l'auraient fait uniquement pour trouver un allié afin de libérer leur pays.
Depuis la chute du mur, les partis d’extrême droite sont soutenus dans leur croisade anticommuniste par les grands partis européens. L’assemblée parlementaire de l’OSCE (Organisation de coopération et de sécurité en Europe) a adopté cet été a Vilnius (Lituanie) une résolution « Sur la réunification de l'Europe divisée » qui condamne “le nazisme et le stalinisme sur un pied d’égalité”, et proposant de faire du 23 août, date anniversaire du pacte germano-soviétique, une journée de mémoire des victimes du nazisme et du stalinisme en Europe.
Cette résolution a été votée à Vilnius (Lituanie) ou l’on assiste actuellement à des tentatives de réhabilitation du nazisme et des anciens SS Baltes, avec la complicité de milieux gouvernementaux à l’origine de cette résolution.