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9 août 2011 14:41 | Il y a : 289  jour(s)
| Thème: Belgique, International, Dossier crise

Krach 2011, deuxième tour de la crise de 2008 : le temps de choisir d’autres solutions

Bourses en panique, crise de l’euro, menace de la dette US : faut-il craindre pour notre avenir immédiat ? Cinq questions-réponses essentielles pour mieux comprendre la crise, mais aussi pour avancer des alternatives aux politiques proposées par l’Union européenne, la Banque centrale européenne et nos gouvernements.

Henri Houben et David Pestieau (*)

1.  Bourses en panique, crise de l’euro et baisse de la notation de la dette US, que se passe-t-il ? Il y a deux mois à peine on parlait encore de reprise ; aujourd’hui on parle d’une réédition de la crise de 2008 en plus grand. Comment expliquer ce retournement ?

« La faible reprise reste très fragile et il y a beaucoup de raisons de croire qu’elle peut se renverser à tout moment, car de nombreux risques financiers, économiques et politiques s’accumulent », avertissait le PTB en mars dernier. « Il est certain que la crise n’est pas finie, il est probable que nous allions vers une deuxième phase » (conférence nationale du PTB sur la crise, 26 mars 2011, Études marxistes, no 94, p. 13).

Nous sommes toujours dans la crise déclenchée en 2008 qui, aujourd’hui, s’approfondit et s’amplifie. Nous sommes dans ce qu’on appelle un effet de second tour.

Les États des deux côtés de l’Atlantique ont engagé en automne 2008 des sommes énormes pour tenter de sauver le secteur bancaire et financier d’une déroute complète, d’une part, et pour alimenter un semblant de reprise économique, d’autre part. Il en a résulté une hausse vertigineuse de la dette des finances publiques. La dette publique américaine, par exemple, est passée de 62 % du PIB en 2007 à 101 % en 2011. Le déficit budgétaire a pris des proportions importantes en Europe, comme en Irlande où il a atteint 32 % du PIB (très loin du seuil des 3 % qui, selon les règles européennes, n’aurait pas dû être franchi).

Ainsi, pour essayer de boucher le trou de l’endettement privé, qui était un des problèmes au cœur de la crise de 2008, on a creusé un nouveau trou, celui de la dette publique (sans nécessairement d’ailleurs reboucher le précédent). La crise financière s’est transformée en crise des États. Car en 2008, les marchés financiers ont exigé que les États (et donc en définitive la population) viennent sauver les banques. Aujourd’hui, ils exigent que les dettes contractées auprès des mêmes marchés financiers soient remboursées. Autrement dit, le diktat des marchés financiers n’est rien d’autre que le diktat des plus riches qui veulent être certains de récupérer ce qu’ils ont prêté.

D’autre part, la croissance économique est quasiment arrêtée. Les stimulants financiers donnés en 2008 n’ont pas amené une reprise durable. Car d’où pourrait désormais venir la demande ? Les ménages, américains en particulier qui tiraient l’économie mondiale jusqu’en 2008, sont surendettés et voient leur consommation baisser. Les États n’ont plus un sou après avoir sauvé les banques. Et les pays émergents, comme la Chine, ne peuvent pas absorber le surplus. C’est ce qui explique la perte de confiance des acteurs industriels qui n’investissent que peu.

En 2008, rien n’a été fait pour remédier réellement aux problèmes qui ont amené la crise. Depuis 1973, le système capitaliste connaît une crise de surproduction structurelle : il a des capacités de production supérieures à ce que les gens sont en mesure d’acheter. Il a, sans cesse, trouvé des solutions provisoires pour colmater les brèches. La solution des cadeaux pour les riches et du crédit pour le monde du travail a conduit à créer des bulles financières et une demande artificielle pendant une période relativement longue… avant que la dernière bulle (celle des subprimes) n’éclate en 2008.

Et qu’a-t-on fait en 2008 ? On a sauvé les plus riches et les banques en évitant la faillite du système. Aujourd’hui, la plupart des grandes banques ont largement amorti leurs pertes et en 2010, les entreprises ont connu une nouvelle année de bénéfices records. Par contre, rien n’a été fait pour les travailleurs victimes de la crise : pas de renflouement des ménages endettés, pas d’arrêt des saisies immobilières (au contraire, les banques aux États-Unis ont même facilité l’expulsion des familles de façon frauduleuse). Il n’y a pas eu de vrai plan d’investissements publics pour pallier les déficiences du privé. Aucune mesure sérieuse n’a été prise contre la spéculation, les banques et les marchés financiers, pourtant reconnus coupables d’être à l’origine de la crise. « Il faut moraliser le capitalisme », avait juré Sarkozy en 2008. Pourtant, il n’y a pas eu d’interdiction des fonds hautement spéculatifs, des hedge funds : ils doivent juste s’enregistrer pour être actifs en Europe. Il n’y a pas de réel contrôle étatique sur les banques : les banques irlandaises ont ainsi réussi sans problème l’année passée les fameux stress-tests européens, avant d’être responsables de l’effondrement de la dette publique du pays. La fameuse lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux s’est soldée par des accords bilatéraux entre pays sans aucun effet. Pour l’essentiel, on est revenu au « business as usual » d’avant 2008, avec en outre une spéculation qui s’est tournée vers les matières premières (provoquant la hausse des prix alimentaires et la famine) et vers les dettes des États.

Et aujourd’hui, si les solutions proposées par les marchés sont adoptées, elles aggraveront encore la crise : les plans d’austérité draconiens vont appauvrir l’immense majorité de la population et la menace de faillite des États risque de mener à une nouvelle vague de privatisations massives.

2. Pourquoi l’Union européenne s’enfonce-t-elle dans la crise malgré la succession de sommets qui prennent des mesures pour sauver la Grèce, l’Irlande, l’euro ? Peut-on dire que l’Union européenne est paralysée et que le problème est le manque de gouvernance ?

Dans le contexte de la crise globale, l’Union européenne est confrontée à plusieurs problèmes structurels.

D’abord, il y a un développement économique inégal dans la zone euro. Il y a une inégalité maintenue et développée entre les détenteurs de capital et le monde du travail, dans chaque pays. Mais il y a aussi une inégalité de développement entre les pays du nord-ouest européen et les pays du sud (et de l’est) de l’Europe. Ceux-ci sont en difficulté et les gouvernements des États les plus riches leur disent : faites payer votre population pour la dette publique, même si vous plongez dans la crise ; vous auriez dû intervenir avant.

Ensuite, il y a une politique agressive de Berlin pour imposer son modèle à toute l’Europe, celui de la compétitivité à outrance (propre au capitalisme) : il faut exporter le plus possible. Ce modèle veut dire aussi imposer une politique de bas salaires à l’intérieur du pays. Or ce modèle ne peut pas, par définition, être généralisé : si un pays exporte davantage, d’autres pays doivent importer davantage. C’est une politique qui convient à l’Allemagne, aux Pays-Bas, à l’Autriche, à la Belgique et au Luxembourg, mais pas aux pays méditerranéens qui importent plus qu’ils n’exportent. Ce qui a fait dire à Didier Reynders : « [La zone euro] est un outil fabuleux,  particulièrement profitable à nous, les pays exportateurs du nord-ouest de l’Europe[1]. »

Enfin, il y a la politique monétaire : l’euro doit être stable, d’un certain niveau (force) par rapport aux autres monnaies et ce qu’il faut éviter à tout prix c’est l’inflation (soit la hausse des prix). Or les pays du sud de l’Europe auraient, dans leur logique, besoin d’un euro beaucoup plus faible.

Face à ces contradictions, l’Union européenne n’a fait que colmater les brèches. Elle ne prend, pour l’instant, aucune mesure structurelle. Elle affirme officiellement que la situation économique est saine, qu’il y a juste le problème de quelques États endettés qui doivent prendre les mesures nécessaires pour faire payer leur population. Cette vision est contraire à la réalité de la crise mondiale. Ensuite, l’Union est profondément divisée, parce que la situation des pays est fort différente et ce qui est bon pour une bourgeoisie ne l’est pas pour l’autre.

Face à cette indécision, l’Allemagne, en tête, veut imposer, profitant de la crise de l’euro, une gouvernance économique européenne en fonction de ses intérêts. C'est le sens vers lequel veulent aller la grande majorité des critiques qui pointe le « manque de gouvernance ». Le « Pacte pour l’euro plus » veut contraindre sous peine de sanctions les pays à se laisser imposer totalement par la Commission européenne leur politique en matière de déficit public, de salaires, d’emploi, de sécurité sociale : « une révolution silencieuse », comme l’a expliqué José Manuel Barroso. Chaque étape de cette crise, comme le sommet du 21 juillet l’a encore montré, sert à faire avancer cette mise sous tutelle des États nationaux pour appliquer au pas de course une politique néo-libérale : allongement de la carrière, généralisation des emplois précaires, blocage salarial, privatisations, hausse de la TVA…

L’unification européenne « progresse », mais en même temps bute sur les contradictions croissantes entre cette politique pro-allemande et les intérêts des pays du sud de l’Europe, ce qui peut mener à terme à l’éclatement de la zone euro. Par ailleurs, les « solutions » européennes aiguisent les tensions internationales. En effet, les États-Unis ne peuvent plus tirer l’économie mondiale : ils doivent réduire leur endettement et donc la consommation privée globale (ou ne plus l’augmenter). Les pays émergents sont encore trop faibles pour la tirer à eux seuls. Reste donc l’Europe qui dit au monde : eh bien ! ce qu’on va faire, c’est vous piquer encore davantage de marchés.

À cela viennent s’ajouter des contradictions internes entre l’Allemagne et d’autres pays européens, d’une part, et la Banque centrale européenne, d’autre part. Le gendarme monétaire européen estime que les États devraient s’engager davantage pour financer le Fonds européen de stabilité financière (FESF) censé venir au secours des pays en difficulté, arguant que les 440 milliards prévus sont insuffisants pour garantir un défaut de paiement d’un grand pays comme l’Italie. L’Allemagne rechigne pour des raisons de politique intérieure, mais aussi parce qu’elle craint de mettre ses propres finances publiques en difficulté. Elle a exigé que la BCE rachète certaines des dettes des pays en difficulté, quitte à mettre en danger la banque européenne elle-même, qui pourrait devenir une « bad bank » plombé par des dettes « pourries ».

3. Au même moment, pourquoi les États-Unis dérapent-ils alors qu’un accord avait été atteint au Congrès sur la question de la dette ? Pourquoi les analystes craignent-ils une récession aux États-Unis ? Comment expliquer la baisse de la notation de la dette US par Standard & Poor’s ?

L’endettement public américain atteint, selon l’OCDE, 101 % du PIB en 2011, alors qu’en 2007 il ne se montait qu’à 62 %. En quatre ans, cette dette a « pris » 40 %, alors que celle des ménages et des firmes ne diminue que lentement. Ainsi, la dette des acteurs non financiers s’élève à 2,5 fois le PIB et ne se réduit pas. Aucune des bases économiques fondamentales de la crise en 2008 n’a été remise en cause (voir question 1).

L’accord politicien qui a été conclu le 2 août porte sur un relèvement du plafond d’endettement public. Ce qui va permettre à l’État de continuer à s’endetter, alors que les mesures pour réduire le déficit seront d’application après 2012 (et les élections présidentielles). Obama a capitulé sur l’essentiel et a accepté une grande partie des exigences républicaines (dominées par le Tea Party) de coupes budgétaires (de plus de 2 400 milliards de dollars dans les dépenses publiques), tout en préservant les riches de tout nouvel impôt. Des économistes sérieux comme Roubini, Krugman, Stiglitz… estiment que la récession va ainsi se prolonger et que les mesures prises vont l’aggraver.

Bien qu’ils aient forcé Obama à mettre un genou en terre, les néo-conservateurs du Tea Party, soutenus par une partie du grand capital, veulent en réalité obtenir près du double des coupes budgétaires et veulent maintenant pousser leur avantage. Mais des contradictions existent au sein même de l’establishment américain sur cette prétendue porte de sortie.

La baisse de la notation de la dette US de triple A à AA+ par Standard & Poor’s montre qu’aux États-Unis, certains dans l’establishment même mettent aujourd’hui en doute la capacité US à vivre sur le dos du reste du monde. Cette baisse indique aussi les tensions qui existent au niveau mondial sur le maintien du dollar comme monnaie de référence. « Les jours où l’oncle Sam, perclus de dettes, pouvait facilement dilapider sans compter des quantités infinies d’emprunts à l’étranger semblent comptés »[2], écrit ainsi l’agence chinoise Xinhua.

4. Doit-on s’inquiéter pour la Belgique alors que notre pays semblait s’en sortir plutôt bien jusqu’à maintenant ? Va-t-on bientôt spéculer contre la Belgique ? Comment expliquer l’urgence demandée par Leterme pour appliquer les mesures européennes et confectionner le budget 2012 ?

Dans la situation actuelle, tous les États sont menacés d’une manière ou d’une autre, quelle que soit leur situation financière, car c’est l’instabilité qui règne. Aussi, dans cette situation de crise, dans tous les pays de la zone euro les gouvernements se plient aux marchés financiers qui veulent voir une accélération des mesures décidées le 21 juillet et avec le pacte Euro plus. On veut adopter ces décisions pratiquement sans débat parlementaire et en essayant de prendre de court les réactions attendues du monde du travail. Cette situation existe aussi dans les autres pays européens.

Jusqu’à maintenant, les marchés n’ont pas encore lancé d’attaque spéculative contre la Belgique, car l’économie belge est arrimée à celle de l’Allemagne. Mais le danger pourrait se préciser dans un avenir plus ou moins proche. Après l’Italie (aujourd’hui dans la ligne de mire), on sait que la Belgique est le pays suivant en matière de hauteur de sa dette publique (97 % du PIB). Plusieurs banques belges comme la KBC, mais surtout Dexia, sont exposées aux dettes grecques, italiennes et espagnoles. Dexia vient d’enregistrer une perte de 4 milliards d’euros. Enfin, la crise politique pèse aussi sur la Belgique.

5. Quelles pistes alternatives pour s’en sortir ?

Le mythe des marchés financiers agissant selon des lois naturelles doit être brisé. Derrière les marchés financiers, il n’y a pas une boîte noire, mais il y a les spéculateurs, les grands actionnaires, les milliardaires de ce monde, dont le but est d’augmenter toujours plus leur profit. Et les lois qu’ils appliquent n’ont rien de naturel, ni de neutre, mais sont celles du système capitaliste.

Or ce sont ces lois, ces mécanismes qui sont à la base de la crise majeure actuelle. Les politiques de recherche de profit et de compétitivité maximale entraînent des déséquilibres croissants dans la répartition des richesses, au profit d’une poignée qui investit uniquement dans ce qui est profitable et qui place son argent de plus en plus dans des activités purement spéculatives. De telles politiques sont possibles parce que les entreprises sont aux mains exclusives de quelques détenteurs de capitaux, ce qui est le fondement du capitalisme. Cela veut dire que sortir réellement de cette crise majeure en offrant un avenir à la majorité de l’humanité ne peut signifier que sortir du capitalisme. Car ce que propose le système actuel ne mènera qu’à des crises plus graves, avec des tensions internationales croissantes pouvant mener à des guerres économiques majeures, voire des guerres tout court.

Dès maintenant, il est temps de tourner le dos aux solutions appliquées en 2008, qui visaient à « réguler » le système, car elles ont mené au krach actuel. Ce n’est pas d’un sommet européen des gouvernements, ni d’un G8 que le monde du travail a besoin, mais de préparer un mouvement européen d’ampleur regroupant syndicats, mouvements sociaux, partis communistes et progressistes pour faire payer les vrais responsables de la crise : les banques, les millionnaires, les grands actionnaires, ceux qui ont accumulé des richesses pendant les trente dernières années, où l’on demandait déjà des sacrifices à tous les autres. Cela veut dire dire : une taxe des millionnaires (un impôt sur la fortune), un prélèvement sur les plus-values boursières, un impôt exceptionnel sur les banques et la fin des cadeaux fiscaux, genre intérêts notionnels, aux grandes entreprises.

Ce mouvement doit s’opposer aux mesures d’austérité, à l’allongement de la carrière, aux attaques sur les salaires et au pacte Euro plus.

Contre la spéculation, des mesures radicales s’imposent : l’interdiction des hedge funds, la suppression de tous les paradis fiscaux en Europe, la levée complète du secret bancaire, le contrôle public bancaire.

Et s’il faut venir en aide aux peuples des pays européens du sud en difficulté, ce n’est pas un Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui est nécessaire, mais un Fonds européen de secours social qui soutienne le pouvoir d’achat et l’emploi de la population des pays du sud et qui soit financé par un impôt sur les plus riches.

Ce mouvement pourra se renforcer à travers la solidarité active entre les mouvements existants dans les différents pays, avec une attention particulière aujourd’hui à la résistance du peuple grec.

 

* Henri Houben, économiste, collabore à la revue Études marxistes. Il est l’auteur de La crise de trente ans (Éditions Aden, à paraître, septembre 2011).

* David Pestieau, rédacteur en chef de Solidaire, est responsable du service d’étude du PTB.



[1] Le Soir, 6 août 2011, p. 15.

[2] Cité dans le Soir du 8 août 2011


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Maurice, 12-08-11 18:52:
On ne peut évidemment espérer que les partis "sociaux-démocrate" prennent des réelles mesures à l'encontre du capitalisme financier.
Comme certains groupes altermondialistes (Attac,Cadtm) je pense qu'il faut annuler les dettes publiques illégitimes, ce qui aura pour conséquence la faillite des banques privées...il faudra alors exproprier l'ensemble des banques européennes...
il faudra aussi se pencher sur la création monétaire et confier celle-ci à une banque centrale réellement contrôlée par les citoyens, le peuple...il est nécessaire pour réaliser ces projets et bcp d'autres se sensibiliser les organisations syndicales
Alain, 09-08-11 20:35:
Très bon article, toutefois certains passages sont peu clairs et mériteraient plus d'explications :
=> "Or les pays du sud de l’Europe auraient, dans leur logique, besoin d’un euro beaucoup plus faible."
=> "Reste donc l’Europe qui dit au monde : eh bien ! ce qu’on va faire, c’est vous piquer encore davantage de marchés."
=> "Elle a exigé que la BCE rachète certaines des dettes des pays en difficulté, quitte à mettre en danger la banque européenne elle-même, qui pourrait devenir une « bad bank » plombé par des dettes « pourries »."

Par ailleurs l'économiste Bruno Colmant (http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-08-09/bruno-colmant-il-faut-activer-la-planche-a-billets-855814.php) prône l'utilisation de la planche à billet, en minimisant les conséquences, à savoir surtout l'inflation. Comme-ci ce n'était pas une autre façon de faire payer les travailleurs.
Il serait intéressant d'avoir votre avis à ce sujet également.
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