En Europe, on a lancé la fameuse législation « Seveso » sur la sécurité, qui tire son nom de la catastrophe de la dioxine dans le village de Seveso, en Italie, en 1976. L’idée de la législation est que, lors de l’implantation de telles entreprises à risque, il convient d’examiner à l’avance toutes les pannes de production et scénarios catastrophes possibles et qu’on prouve ensuite que les indispensables mesures matérielles de prévention ont été prises pour ne pas en arriver là.
S’il arrive quand même quelque chose, cela prouve que tout n’était pas sous contrôle. En ce qui concerne les centrales nucléaires, celles du Japon étaient les mieux protégées du monde, disait-on. Pourtant, il s’avère que toutes les mesures de sécurité étaient insuffisantes pour tenir sous contrôle la propagation de la radioactivité.
On n’avait pas prévu que les générateurs diesel pouvaient se retrouver sous eau (alors que les centrales se trouvent dans une zone sensible aux séismes) et que les autres systèmes de sécurité puissent ne pas fonctionner. En outre, les plans d’évacuation n’étaient pas au point et encore moins la protection de la population contre les radiations.
Les événements au Japon constituent un argument de plus (outre les considérations environnementales) pour que nous transformions tout le système d’approvisionnement en énergie en systèmes durables, sûrs et écologiques.