Plan du site | Newsletter | Aide | RSS |
Loading
5 juillet 2011 17:26 | Il y a : 323  jour(s)
| Thème: International, Grèce, Dossier crise, Union européenne

Grèce :: La rue n’a pas encore dit son dernier mot

Même si le Parlement a donné son feu vert au plan d’austérité, la lutte continue. « La Grèce est peut-être endettée, mais il faut savoir que nos capitalistes ont près de 600 milliards d’euros sur des comptes en banque suisses. »

Fotoula Ioannidis et Tony Busselen

Malgré la grève générale de la semaine dernière, le Parlement grec a approuvé le plan d’austérité. Mais, pour le KKE, ce qui importe avant tout c’est de savoir si les citoyens acceptent vraiment ces mesures. (Photo KKE)

Mardi et mercredi de la semaine dernière, les 28 et 29 juin, les Grecs sont descendus massivement dans la rue pour protester contre les mesures d’austérité draconiennes adoptées par le Parlement, mercredi 29. Pour le Parti communiste de Grèce (KKE), ces grèves sont loin d’être vaines et inutiles : « Ce qui compte bien plus que le vote, c’est de savoir si les citoyens acceptent vraiment ces mesures ».

Aleka Papariga, secrétaire générale du KKE, s’était déjà exprimée en ce sens la semaine dernière, en déclarant que la faillite a été savamment orchestrée : « Ils cherchent à démotiver le peuple pour les cinquante années à venir, de manière à lui faire accepter les pires mesures qui soient. Mais la lutte se poursuit dans les entreprises et les quartiers. »

Depuis le début de la crise, les communistes répètent que l’endettement de la Grèce est la conséquence d’une politique menée au profit des grands monopoles. Selon Aleka Papariga, de plus en plus de gens en sont convaincus : « L’État grec a peut-être une dette de 350 milliards d’euros, mais il faut aussi savoir que les capitalistes grecs ont près de 600 milliards d’euros sur des comptes en Suisse. » 

Au cours des six derniers mois, vingt grèves nationales générales ont été organisées dans le pays, en plus des arrêts de travail observés dans divers secteurs et autres actions d’occupation de bâtiments publics. Aleka Papariga : « De plus en plus de gens quittent le parti social-démocrate PASOK et le parti Nouvelle Démocratie pour nous rejoindre. Nous leur expliquons la nécessité d’étendre le mouvement populaire pour assurer une économie réellement au service du peuple et pour le socialisme. » 

Pour le KKE, le peuple n’a pas encore dit son dernier mot. Les communistes grecs prédisent pour les semaines et mois à venir de nombreuses nouvelles grèves et manifestations dans tout le pays. « Et nous ne cesserons de le répéter : les patrons ne peuvent se passer des travailleurs, tandis que les travailleurs peuvent très bien se passer des patrons. » Pour le KKE, il faut cesser de se faire des illusions : jamais le capitalisme ne pourra devenir humain. 



Réagir ?

Pas de commentaire
Ajouter un commentaire

* - champ obligatoire

*





*
*