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23 juin 2008 18:26 | Il y a : 4  an(s)
| Thème: Campagne pouvoir d'achat, CPAS, Syndical, En direct des entreprises

Fonctionnaires flamands: grève pour le pouvoir d'achat

Le personnel des administrations locales et régionales de Flandre a fait grève le 24 juin pour plus de pouvoir d’achat. Parmi ces grévistes, de nombreux travailleurs employés par les CPAS.

Free Van Doorslaer

Voici un mois, les discussions entre pouvoirs publics et syndicats du personnel des administrations locales et régionales ont tourné court. Il s’agit de personnes qui travaillent dans les communes, les CPAS, les administrations provinciales et les intercommunales de la Région flamande. En tout 140 000 travailleurs qui occupent des emplois très divers : nettoyage, entretien des espaces verts, services propreté, personnel des crèches, des bibliothèques, des cimetières, des halls omnisports communaux, etc sans oublier le personnel non enseignant des écoles communales.
    Tous sont payés selon des barèmes salariaux fixes. Mais certains barèmes sont si bas qu’ils sont en dessous du salaire minimum légal. Ceux qui se trouvent dans ce cas reçoivent naturellement le salaire minimal. C’est le cas des groupes de « niveau E », les moins bien payés des fonctionnaires.
    Bien des « E » et des « D » n’ont que 1 100 ou 1 200 euros par mois. Ce sont ces groupes qui souffrent le plus des hausses des prix et ils sont très demandeurs d’une sérieuse augmentation de leur pouvoir d’achat.
    Pour l’accord social de 2008-2009, les employeurs (e.a., l’Association flamande des villes et communes) ont proposé d’augmenter la prime de fin d’année de 250 euros. Nettement insuffisant, ont estimé les syndicats, qui ont claqué la porte. Depuis, le personnel communal de Gand et, tout récemment, de Roulers, ont mené des actions. Mardi 24, il y a eu une grève générale dans toute la Région flamande ainsi qu’une manif à Anvers.
    Les trois syndicats (CGSP-Admi, CCSP et CGSLB) réclament une « augmentation barémique substantielle » de même qu’une augmentation de la prime de fin d’année. On est également un peu irrité de ce que les secrétaires communaux ont reçu une augmentation de 3,5 à 7 %. Les « A » et les « B » ont déjà bénéficié d’une réévaluation, mais ce sont les « C », les « D » et les « E » qui ressentent le plus durement les hausses des prix et ils veulent donc une augmentation décente. D’ailleurs, la dernière hausse des barèmes remonte à 1994.
    Dans le temps, certains pouvaient encore arrondir leur traitement modeste via des heures supplémentaires. Mais, depuis la nouvelle « réglementation des statuts », c’est devenu beaucoup plus difficile. Le temps de travail est mesuré sur une période plus large, de sorte qu’il y a moins d’heures supplémentaires. Raison de plus pour lutter pour une réelle augmentation des barèmes. Aucun chiffre n’est avancé, mais on n’opte pas pour une augmentation en pourcents. A la CSC, c’est une proposition de 1 000 euros par an qui circule.


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