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22 décembre 2011 17:58 | Il y a : 153  jour(s)
| Thème: Belgique, En direct des entreprises, Flandre-Occidentale, Syndical, Pensions

Flandre occidentale :: Retirer le « S » du sp.a

Ruben Ramboer

« La grève est générale en Flandre occidentale. Et, situation extraordinaire dans le pays, la grève est menée par des employés et des ouvriers de trois grandes entreprises privées », annonce Filip Desmet, président du PTB Flandre occidentale.

« Au piquet de la gare de Courtrai, à côté des cheminots, il y avait une grande délégation FGTB de l’usine textile Vandewiele de Marke. Le noyau de militants a tourné de piquets en piquets, décrit Desmet. Deux thèmes ont été souvent abordés. D’abord, la campagne systématique de la presse contre les grévistes. Certains dénonçaient que le VOKA et Unizo, les représentants des patrons et ceux des classes moyennes, étaient derrière ces attaques. Et que le journal De Morgen, pourtant avec une histoire de gauche, en était quasiment le plus avide. Nous avons aussi eu de nombreuses discussion sur le sp.a : certains sont fâchés, certains sont encore membres mais envisagent de rendre leur carte. « Depuis le pacte des générations, c’est toujours la même chose. Ils devraient retirer le “S” du sp.a », dit un militant.

En Flandre orientale, trois grandes entreprises étaient en grève, aux côtés du secteur public : CNH à Zeldegem, Bombardien à Bruges et Picanol à Ypres. (Lire le reportage sur les deux premières entreprises). Filp Desmet discutait à Ypres avec des délégués au piquet, sous un grand calicot où on pouvait lire « Pour les profits des riches, les travailleurs sont forcés de céder ». « Mais les travailleurs ne cèderont pas », affirme Desmet.

Rupture avec le modèle de concertation traditionnelle

Rudi Bordeyne, délégué principal FGTB a raconté comment ils ont pris la décision finale sur leur participation à la grève, dans une situation confuse. « Cela a dû se passer très vite, en discutant et par mail. Et voilà, c’est un succès complet. De l’équipe du matin, aucun ouvrier ne s’est présenté. L’équipe de jour n’était pas sûre d’avoir convaincu tous les employés. Mais c’était finalement le cas. Plus de 1 000 travailleurs ont été absents au travail. »

Stefaan Williams est délégué principal CSC et explique comment des dizaines d’ouvriers s’étaient mobilisés le 2 décembre. Williams trouve que l’ensemble du secteur privé aurait du faire grève également. « Ils sont aussi concernés par la réforme des pensions annoncée. C’est un grand défi pour le monde syndical maintenant que le gouvernement a rompu avec le modèle de concertation traditionnelle. »


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