L’introduction en bourse de GM lèvera 20,1 milliards de dollars, la plus grosse jamais intervenue aux Etats-Unis. L’action se vend à plus de 33$. Le succès de l’opération symbolise la renaissance de General Motors, ex–fleuron industriel américain tombé à genoux, après avoir accumulé 86 milliards de dollars de pertes entre 2005 et 2008 et en déposant le bilan en 2009. Sauvée par les aides massives du gouvernement américain (49,5 milliards $), GM se porte mieux. Il est vrai qu’elle a fermé un tiers de ses usines et viré des 30 000 salariés. L’État contrôlait 60% du capital de l’entreprise, mais cette part va descendre à 30% puis disparaître. Voici à nouveau le scénario classique de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits.