Tel est le montant que l’industrie européenne de l’alimentation a dépensé dans son combat pour ce qui doit figurer finalement sur les étiquettes des denrées alimentaires en Europe. La réglementation n’est plus qu’une ombre de ce qu’elle devait être : la lutte contre la tendance galopante à l’obésité et les habitudes de malbouffe des Européens. Ainsi, par exemple, la proposition de coller sur les emballages des étiquettes vertes, orange ou rouges (les « feux de circulation ») a été écartée. Ce système aurait permis facilement aux consommateurs de savoir si un produit contenait peu ou beaucoup de sel, de sucre ou de lipides. (De Tijd, 18 juin)