
Cuisiner coûte de l’argent. Les prix de l’électricité et du gaz ne cessent d’augmenter, notamment en Flandre. Le spécialiste de l’énergie du PTB, Tom De Meester, saisit le Conseil d’État pour que les distributeurs cessent d’augmenter leurs tarifs. (Photo SXC, Thyka)
Cette hausse de prix est illégale : les tarifs de distribution sont en principe fixés pour 4 ans, et ne peuvent être modifiés qu’en cas de circonstances réellement exceptionnelles. La Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz (CREG) a malgré cela accepté l’augmentation des tarifs et se baserait pour ce faire sur une nouvelle directive européenne. Mais cette directive européenne doit d’abord être inscrite dans la Constitution, ce qui n’est pas le cas.
C’est la raison pour laquelle il faut un ajournement immédiat de la hausse des tarifs. Les fournisseurs d’énergie facturent depuis le 1er avril cette augmentation aux consommateurs. Avec cette augmentation, une famille moyenne paye en moyenne 25 à 147 euros annuels supplémentaires.
Les autorités flamandes sont responsables. Que les ménages doivent payer pour les méga-parcs solaires des sièges de multinationales est un choix politique. Le PTB demande que la ministre flamande de l’Énergie, Freya Van Den Bossche, retire ce coût des tarifs des distributeurs. Ce ne sont pas les consommateurs mais Electrabel et compagnie qui doivent supporter les coûts des investissements dans l’énergie verte. Electrabel retire un bénéfice de 1 à 2 milliards d’euros des centrales nucléaires et minières.