Plan du site | Newsletter | Aide | RSS |
Loading
28 juin 2011 16:12 | Il y a : 330  jour(s)
| Thème: Belgique, Belgique, Gouvernement

Dexia :: Aucun dividende pour les communes en 2011

Les communes qui ont recapitalisé la banque via le Holding communal en 2009, n’auront aucun dividende en 2011. Il avait déjà été raboté il y a un mois. Dexia n’est définitivement plus la banque des communes.

Hervé Gautresona

Le Holding communal avait dû s’endetter en 2008 pour participer à la recapitalisation des pertes de Dexia suite à la crise financière. Il avait sollicité l’aide financière des communes à hauteur de 500 millions d’euros. En échange, Dexia promettait un dividende de 13 % par an pendant dix ans. Il y a un mois, nous annoncions déjà que le Holding communal, qui détient 14 % des actions de Dexia, ne reverserait que 7 % de dividende. Finalement, il n’en sera rien.
    Les parts du Holding dans Dexia représentent une valeur comptable de 2,1 milliards d’euros, mais ne valent plus que 560 millions d’euros en Bourse suite à la chute du cours des actions Dexia. La fortune propre du Holding se situe aujourd’hui dans le rouge, avec une dette de 1,7 milliard d’euros. Les Régions et l’État fédéral ont décidé d’augmenter leur garantie d’État au Holding de 125 à 450 millions afin qu’il puisse emprunter. Mais à la condition qu’il ne redistribue rien aux actionnaires, donc les communes. De plus, les Régions augmentent le coût de la garantie de 1 à 3,8 %. En bref, les communes devront rembourser pour cette garantie non plus 1,25, mais 17,1 millions d’euros. Une augmentation de 1268 % ! Ce « geste » des régions va donc coûter cher aux communes.
    Après avoir investi 500 millions d’euros pour sauver Dexia d’une crise qu’elles n’avaient pas provoquée, les communes, qui ont emprunté ou investi sur fonds propre en 2009, ne recevront pas les dividendes que Dexia et même les pouvoirs politiques leur avaient garantis. Responsables du financement des communes, les Régions n’ont pas été tendres. En 2009 déjà, le Parti du Travail de Belgique dénonçait la recapitalisation comme « un marché de dupes qui coûtera très cher au citoyen ». En 2011, on peut voir qu’il ne s’était pas trompé et que les finances communales s’assèchent. Ce n’est pas au citoyen de payer la crise des banques et des spéculateurs.


Réagir ?

Pas de commentaire
Ajouter un commentaire

* - champ obligatoire

*





*
*