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26 avril 2011 15:42 | Il y a : 1  an(s)
| Thème: Belgique, Environnement, Belgique, Dossier énergie

Des milliers de personnes ne veulent plus du nucléaire

Dimanche, quelques milliers de personnes ont défilé dans Bruxelles. Ils veulent qu’on renonce à l’énergie nucléaire, parce que trop dangereuse. En même temps, la demande de nationalisation du secteur de l’énergie est grande.

Thierry Warmoes

Photos Solidaire, Martine Raeymaekers

Ce dimanche de Pâques 24 avril, sous un soleil rayonnant, 2 000 personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles pour exiger qu’on renonce à l’énergie nucléaire. Déjà bien avant la catastrophe de Fukushima, l’appel à la manif avait été lancé par le mouvement Climat et Justice sociale et l’ASBL Climaxi. Cette manifestation était un rassemblement assez unique du mouvement pour l’environnement (Friends of the Earth, Greenpeace, JNM, Inter-Environnement Wallonie, Nature et Progrès, etc.), des partis verts Ecolo en Groen!, et des partis de gauche – outre de nombreux citoyens soucieux. Le PTB était bel et bien visible lui aussi, entre autres avec la pétition en faveur de la réduction de 21 à 6 % de la TVA sur l’énergie, payée avec les bénéfices d’Electrabel. Cette pétition a eu un succès étonnant auprès des participants : « C’est une très bonne revendication : le prix de l’énergie augmente et les salaires ne suivent pas. J’ai une amie qui, en février, a dû débrancher son chauffage : elle ne pouvait plus payer ! », dit un manifestant en signant aussitôt la pétition. Un autre dit : « Je soutiens cette revendication, car il y a une pauvreté due à l’énergie, en Belgique. Electrabel réalise de gros bénéfices, grâce à sa position monopoliste. »

Des milliers d’années de radioactivité

Les gens sont finalement contents de pouvoir exprimer leur refus de l’énergie nucléaire. « Voilà des semaines que j’attends de manifester, depuis Fukushima », dit un participant. « Je suis déçu par le manque d’appel à la mobilisation qu’il y a eu. » La plupart des personnes présentes soulignent le danger et l’insécurité de l’énergie nucléaire et insistent sur la nécessité de développer bien davantage les sources d’énergie renouvelable. Ils sont nombreux aussi à être inquiets du fait que les déchets nucléaires restent radioactifs pendant des milliers d’année et vont donc peser lourdement sur de nombreuses générations à venir.

Ce n’est pas à nous de payer la transition

À la fin de la manif, s’exprimant au nom de Climat et Justice sociale, Daniel Tanuro a réclamé le respect de la loi sur l’abandon du nucléaire, votée par une grande majorité du Parlement. Cela signifie que les trois réacteurs les plus anciens doivent fermer en 2015, et ceux qui restent en 2025. Rien ne peut nous garantir que rien ne va mal se passer avec une des centrales de Doel, Tihange ou Chooz (juste de l’autre côté de la frontière française). Il faut une efficacité écologique et la transition doit se faire en toute justice sociale vers une économie sans énergie fossile et sans énergie nucléaire. « Et ce n’est pas à nous de payer cette transition », ajoute Daniel Tanuro, mais bien au lobby de l’énergie et aux monopoles des énergies fossiles et nucléaire. Car ce sont eux les responsables de la situation actuelle. »

Enfin, Daniel Tanuro a lancé un appel pour que nous retirions le secteur de l’énergie des mains du privé pour nous le réapproprier.

 


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