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7 juillet 2011 17:45 | Il y a : 321  jour(s)
| Thème: Communiqué de presse, Belgique, Partis, Gouvernement

De Wever : le libéralisme à la sauce allemande et le jusqu’au-boutisme communautaire pousse la Belgique au bord du chaos

« La note antisociale d'Elio Di Rupo avec ses attaques contre les pensionné, les fonctionnaires, les chômeurs, les malades … ne va pas assez loin selon Bart de Wever. Il se révèle ainsi définitivement comme un vassal de la Commission européenne et un jusqu’au-boutiste communautaire.» réagit le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw après le « non » de la NVA à la note Di Rupo.

Service de presse du PTB

Raoul Hedebouw : « Pour De Wever, rien ne semble jamais assez libéral et jamais assez séparatiste. La NVA se déclare prêt à jouer un dangereux coup de poker en mettant en jeu l’avenir de 11 millions de Belges, juste au moment où la zone euro se trouve dans une crise profonde et où une deuxième crise bancaire paraît inévitable ».

« Si on suit la logique de la NVA, elle ne sera d’accord que si on supprime l’index, que si tout le monde doit travailler jusqu'à 67 ans au moins, que si les périodes de chômage ne compte plus pour la pension, que si on retire le droit à la prépension aux travailleurs épuisés d’avoir travaillé toute leur vie en équipe, que si on supprime l’allocation de chômage après deux années, que si on exclut des chômeurs parce qu’ils refusent des emplois pour lesquels il faudra 5 heures en train pour s’y rendre » dénonce le jeune porte-parole. « Sans compter que la NVA y rajoutera sans doute la suppression des indemnités de préavis en cas de licenciement ou le non paiement des heures sup’ ». Et de préciser : « Ce que veut De Wever, c'est une vraie législation sociale inspirée en droite ligne des mesures prises en Allemagne où le libéralisme fait rage ».

Visiblement De Wever ne se soucie guère du travailleur flamand moyen mais bien de la toute petite minorité de riches flamands: « Pour la N-VA, ce serait bien si les euromillionnaires pouvaient continuer à spéculer sur leurs actions sans travailler, si les fraudeurs à la Beaulieu, KBC, Declerck  pouvaient continuer à exporter leurs capitaux dans les paradis fiscaux. Même le mini-impôt de 0,5%  sur les fortunes de 76 000 millionnaires est déjà, pour lui, un tsunami d'impôts. Quel travailleur  flamand ordinaire se sent-il menacé par une taxation sur les actions sur lesquelles on spécule à court terme ? » dénonce Raoul Hedebouw, porte-parole du parti de gauche.
Continuer à suivre De Wever, Monsieur « Jamais assez », sur le terrain communautaire ne mènera  qu'à des conflits sans fin : « Pour lui, ce serait bien si des émeutes ethniques éclataient à Bruxelles car les gens auraient des allocations différentes, des pensions différentes, un accès aux soins de santé différentes en fonction de la langue qu'ils parlent.  Cet homme veut détruire notre pays alors que 90% de la population, y compris parmi les néerlandophones, ne le veulent pas. » 

Le PTB appelle l’ensemble des partis progressistes du pays à prendre leur responsabilité. Raoul Hedebouw : «  La stratégie des concessions les unes après les autres ne fonctionne pas. L’appétit des nationalistes et de la droite vient en mangeant. Il est temps de dire stop à cette logique qui a démontré sa faillite. Et de construire un front social d'opposition bilingue et de gauche ».

Le PTB fait des propositions concrètes aux partis francophones progressistes : « Nous demandons aux partis progressistes francophones d’arrêter de nourrir les antagonismes en parlant de ‘front des francophones’. Une bataille essentielle se joue dans l’opinion publique en Flandre. Plutôt que de se plaindre du succès de la NVA comme des caliméros, qu’est-ce qu’attendent les partis francophones pour faire ce que tout parti démocratique belge peut faire : influencer cette opinion publique flamande en montrant que la politique de la N-VA sera nuisible aussi pour le travailleur du Nord du pays. A ce que je sache, aucune loi n’interdit à un parti belge de mener campagne … en Belgique!». Et de proposer de se lier aux dynamiques unitaires et sociales comme les pratiquent les organisations syndicales et le PTB.

Service de presse du PTB
www.ptb.be
Contact:
Raoul Hedebouw


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Alain, 09-07-11 12:17:
Certains aspects de cette réaction du PTB étonnent. Certes Bart De Wever est un nationaliste et un homme de droite. Certes il est favorable à des politiques d’austérité musclées. Certes il vénère Gerhard Schrôeder, le plus libéral des sociaux-démocrates.

Mais qu’un parti « marxiste » vole au secours de la Belgique, c’est-à-dire au secours de l’Etat BOURGEOIS belge, voilà qui ne manque pas de piquant.

Comment ne pas comprendre que les problèmes « communautaires » constituent également une contradiction -et donc un facteur d’affaiblissement potentiel- pour « notre » propre classe dominante, contradictions qui n’existent pas dans d’autres pays voisins, comme la France et l’Allemagne par exemple ?

Il faut aussi pouvoir analyser une conjoncture et tirer les enseignements d’une période pour les traduire sur le plan programmatique et revendicatif.


Ce n’est pas en niant la question nationale (vieille de… 180 ans), et en refusant d’y apporter une réponse forte, que le PTB favorisera la lutte pour une rupture avec le capitalisme et la transformation en profondeur de la société !
marc, 09-07-11 11:17:
D'après les sondages, les flamands, s'ils retournaient au urnes re-voteraient NVA. Alors sont-ils vraiment contre le séparatisme?
Idem pour le wallon qui re-voteraient PS.
pierre, 07-07-11 20:28:
totalement pour les idées de cet article, les francophones n'ont rien contre les flamands,ils sont parfois vexés qu'on les prenne tous pour des fainéants alors que ce n'est pas le cas, nous savons tous qu'il est de notre intérêt de rester unis et sommes pour une réforme raisonnable et efficace de l'état. Je pense aussi que même si la Flandre est plus riche que la Wallonie et que nous sommes conscient qu'elle contribue plus à la richesse du pays, il n'est pas non plus dans son intérêt à long terme de vouloir une séparation qui bien sûr serait catastrophique pour la Wallonie mais ne déboucherait certainement pas sur le paradis que Bart De Wever prédit!
Yirmes, 07-07-11 19:34:
Plutôt amusant... je reviens d'un voyage aujourd'hui et en arrivant sur le territoire, j'entends parler des mêmes histoires sans queue ni tête qu'on nous rabâche sans cesse depuis trop longtemps déjà... le gros De Wever qui refuse toute négociation avec le maffieux Di Rupo et ses collègues qui, à force, me font encore moins rire que les grosses têtes de Bouvard, la Belgique qui va mal, le chômage qui augmente... le véritable problème ne viendrait-il pas du fait que le peuple ne soit pas capable de refuser le cirque politique belge ? On veut toujours voir plus grand, élargir nos horizons, investir de l'argent, sans avoir la moindre idée de ce qu'on veut réellement, sans voir de possibilités à long terme, et en choisissant le changement alors qu'il vaudrait sans doute mieux s'adapter simplement à la conjoncture actuelle. Pour info : "ministre" vient du latin "minister" qui signifie "serviteur"... qu'on recycle De Wever en marchand de frites, Di Rupo en danseuse étoile et pour régler le problème BHV, qu'on le rattache au Guatemala une bonne fois pour toutes... ça me fera encore davantage de vacances.
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