La journée a commencé à La Louvière, où, tôt le matin, 180 militants et travailleurs se sont dirigés vers le site de l’ex-usine Royal Boch, où les derniers 34 travailleurs ont été licenciés au début de l’année. C’est dans le recueillement, agenouillés et en respectant une minute de silence que des travailleurs ont déposé une gerbe de fleurs en honneur aux emplois perdus.
Après avoir traversé le centre-ville, tous ont pris le train pour Mons, afin d’assister à la manifestation de l’ensemble de la fédération Mons-La Louvière, renforcée par la présence de militants de Charleroi et de Tournai. Celle-ci a réuni quelque 600 militants et travailleurs. Parmi eux, une forte délégation de Durobor (secteur du verre à Soignies), où des repreneurs ne voudraient reprendre que la moitié des 400 travailleurs, après restructuration.
En chemin, le cortège a brandi un cercueil (celui de l’emploi dans la région – 2000 pertes rien que dans le secteur du métal en deux ans) et des croix. Des haltes ont eu lieu d’abord sur les marches de la Collégiale Sainte-Waudru, puis devant l’Onem et la Banque PNB Parisbas Fortis, pour aboutir devant la Banque nationale, cette dernière étant le fer de lance d’une politique d’austérité particulièrement agressive envers le monde du travail. Cercueil et croix furent balancés dans les étangs entourant l’entrée du bâtiment à l’allure architecturale opulente et provocatrice.
Tout au long de la manif, les travailleurs dénonçaient fermement l’austérité annoncée et s’exprimaient de la nécessité d’une grève générale. Des militants distribuaient des tracts avec la plateforme adoptée par le front communal syndical national.
Côté FGTB du Centre, après leur action du lundi envers les états-majors PS-cdH-MR, qui a réuni quelque 600 militants, trois cars avec 150 militants ont fait le déplacement au Heysel à Bruxelles pour assister au coup d’envoi de la lutte nationale en front commun contre la politique d’austérité annoncée par ces trois partis (entre autres) et l’Europe.