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5 octobre 2010 17:13 | Il y a : 2  an(s)
| Thème: Communiqué de presse, Opel, Belgique

Communiqué de presse :: Opel jette à nouveau des gens à la rue

Opel Anvers. Une fois de plus, des milliers de gens sont jetés à la rue. Le gouvernement flamand a le nez dessus mais regarde ailleurs.

 Si cela ne dépendait que de General Motors (GM), 1 320 hommes et femmes de chez Opel seraient jetés à la rue. Et ce, après avoir déjà fait prendre la même direction à presque autant de travailleurs en juin dernier. Chez les sous-traitants aussi, pas mal d’emplois disparaîtraient. Chez Johnson Controls, à Geel, on parle de 200 personnes. Tout cela, dans une région qui, en Europe, a encaissé des coups extrêmement durs depuis le début de la crise économique. Aujourd’hui, c’est une fois de plus une journée noire pour les travailleurs de notre pays et d’Anvers en particulier.

La multinationale General Motors, dont le siège se trouve aux États-Unis, y a été sauvée avec des montants faramineux de deniers publics : plus de 50 milliards de dollars, au détriment de la communauté. Aux États-Unis aussi, GM a jeté massivement du personnel à la rue. Ensuite, pendant plus d’un an et demi, GM a maintenu les travailleurs de sa section européenne Opel dans l’incertitude, d’abord à propos de la vente possible de toute la section, ensuite, à propos de la vente de son usine d’Anvers. GM mérite de se voir décerner le prix de la multinationale la plus sans gêne de la planète.

La semaine dernière, au cours d’un débat parlementaire, le gouvernement flamand et son ministre-président Kris Peeters en tête recevaient encore d’intarissables félicitations des diverses fractions parlementaires pour leurs « efforts soutenus » dans le dossier Opel. Au PTB, voilà bien qui nous fait froncer les sourcils : « Quels efforts soutenus ? Qu’on mette enfin GM sous pression ! » Il faut réclamer tous les cadeaux que GM a touchés des décennies durant : subsides à l’investissement, exonérations fiscales dans les centres de coordination, intérêts notionnels, réduction des charges salariales pour le travail en équipe, réduction des coûts salariaux, primes à la formation… Il y en a pour des centaines de millions d’euros.

Avec ce dédommagement de GM, les autorités pourraient garantir les emplois ou en créer de nouveaux. Il est inadmissible de laisser ainsi en plan des milliers de personnes. Cela ne ferait qu’aggraver la crise économique.


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