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13 janvier 2012 15:35 | Il y a : 131  jour(s)
| Thème: Belgique, Belgique, Culture, Démocratie, Campagne taxe des millionnaires

« Comment osent-ils ? » à la télévision

Dimanche 8 janvier, la sortie du dernier livre de Peter Mertens, « Comment osent-ils ? », était l’occasion pour le président du PTB d’être invité à l’émission « De Zevende Dag » (VRT één).

Rédaction en ligne

Avec Dimitri Verhulst, écrivain qui a rédigé la préface du livre, Peter Mertens a fait une attaque en règle contre la pensée unique néolibérale, qui traite les travailleurs grecs de fainéants et présente le modèle allemand comme la voie vers le paradis terrestre.  Sur Youtube, la vidéo a déjà été visionnée 5000 fois. Extraits + vidéo.

Grèce

« On dit que les Grecs profitent, mais il faut bien regarder qui profite et où. Prenons les chiffres de l’OCDE – qui n’est pas un think tank de gauche. On voit que les grecs travaillent plus longtemps, qu’ils ont moins de congés payés et qu’ils partent plus tard en pension que l’allemand moyen. Ils travaillent plus d’heures.

Alors face à ça, dire que la plupart des grecs sont les profiteurs de l’Europe, je veux le contester. »

« Ceux qui profitent de la corruption en Grèce, c’est une petite couche de la population, la couche du haut, les 1 % en haut de la population. »

« La Grèce est un pays riche, avec une très grande flotte marchande, qui rapporte chaque année 15 milliards d’euros. Et ce montant de bénéfices n’est pas imposé. »

« Les chiffres de budget grec ont été réalisé par Goldman Sachs, le géant de la banque, dont le vice-président était à ce moment, savez-vous qui ? Mario Draghi. Le même qui est devenu vice président de la banque centrale européenne. »

Je ne dis pas qu’il n’y a pas de corruption en Grèce, dans mon livre. Je dis qu’elle se trouve dans le plus haut échelon de la population. »

« C’est n’est pas le grec moyen qu’il faut accabler, tout comme en Belgique ça n’est pas le Flamand, le Wallon, le Bruxellois moyen qu’il faut accabler. »

« En Grèce on peut vraiment parler d’une caste, qui ne paie pas d’impôt et qui profite. »

« En Grèce, comme dans d’autres pays de l’Union européenne, c’est un véritable hold-up qui se passe. Tous les Grecs ne sont pas des profiteurs, seulement une petite partie. Si on était réellement dans une Europe sociale, l’Europe presserait la Grèce pour imposer une taxe des millionnaires, pour supprimer le secret bancaire, pour investir dans sa propre industrie et sa propre agriculture. Plutôt que d’imposer l’exportation allemande. »

Dimitri Verhulst communiste ?

La présentatrice de l’émission a taquiné l’écrivain Dimitri Verhulst, qui a écrit la préface du livre de Peter Mertens, en lui demandant s’il était communiste. Réponse : « Mon cœur a toujours été à gauche. Et cela va continuer. Dans le sens que j’ai toujours dit que personne ne choisissait la taille du portefeuille de ses parents. Et je pense que cette histoire, Peter la raconte et l’argumente très bien. Oubliez cette histoire de communisme, avec Trotski et Staline et tati tata. C’est le passé. Ce n’est pas cela qu’on retrouve chez Peter Mertens. »

L’écrivain a été dans le même sens que le président du PTB : « L’opinion publique a été très rapidement convaincue par l’image du grec paresseux, celui qui arrive en retard au travail.

On entend “on ne veut pas payer la crise des grecs”. Mais avec le même principe, on doit arriver à la conclusion qu’on ne veut pas payer pour une crise qu’on a pas causé soi-même. »

Allemagne

Peter Mertens a repris la parole suite à une question sur le « modèle allemand » : « Le modèle allemand qui domine est un modèle de pauvreté. L’Allemagne est un grand pays exportateur, mais au prix d’une pression énorme sur les salaires. Il existe en Allemagne des jobs à 1 euro de l’heure. »

« L’ONU a réalisé un rapport sur l’Allemagne en mai 2011. 13 % des Allemands vivent sous le seuil de pauvreté. Parmi ces 13 %, 1,4 million de personnes ont un emploi. Vous imaginez ? Avoir un emploi et tout de même vivre dans la pauvreté. Cela veut dire que le salaire n’est pas suffisant pour bien vivre. »

La présentatrice lui a objecté l’argument relayé par le discours dominant : « Mais le chômage est bas en Allemagne ! » Ce à quoi le président du PTB a répondu : « En Allemagne, on est exclu des statistiques du chômage dès qu’on travaille une heure par semaine. Il y a de nombreux jobs en Allemagne, appelés minijobs, qui rapportent en moyenne 250 euros par mois. C’est complètement insuffisant pour faire vivre une famille, permettre à ses enfants d’étudier, avoir un bon avenir. »

Taxe des millionnaires

La présentatrice a demandé ensuite à Dimitri Verhulst ce qu’il pensait de la taxe des millionnaires proposée par le PTB. L’écrivain s’est montré favorable à une telle idée : «  Dans notre pays, les travailleurs paient beaucoup d’impôts. Mais il y a une catégorie qui ne paie presque pas d’impôts. Il n’y a par exemple pas d’impôt sur les fortunes. Il en était question dans la note d’origine de Di Rupo mais finalement sur la table il n’y a rien eu. (…) Les 11 milliards d’économies que Di Rupo veut faire, cela se fait au détriment des pensions, des salaires. Au détriment des services publics, des infirmières et des pompiers. Les gens qui travaillent tous les jours pour la collectivité. C’est une mauvaise voie. (…) Une taxe des millionnaires serait logique. C’est un juste retour de la part des grands gagnants de la crise, de ceux qui ont gagné des milliards chaque année. C’est une question de justice élémentaire. »

 

 

 

 

 


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annemie, 16-01-12 18:01:
Als Peter Mertens nu ook nog beter artikuleert, dan zou ik alles kunnen verstaan.
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