14,6 % des Belges sont officiellement « pauvres », et doivent donc se débrouiller avec un revenu inférieur au seuil européen de pauvreté (973 euros par mois pour un isolé). Un Belge sur cinq court le risque de se retrouver dans la pauvreté. Celle-ci s’accroît, surtout chez les enfants et les personnes âgées : 18,5 % des enfants entre 0 et 18 ans vivent sous le seuil de pauvreté et, chez les plus de 65 ans, c’est 19,4 %. Entre les deux, de plus en plus de gens ont du mal à garder la tête hors de l’eau avec un seul emploi : une personne sur cinq vivant sous le seuil de pauvreté a en fait un emploi. Des chiffres hallucinants.
Dans une étude de 2011, la sociologue Bea Cantillon (Université d’Anvers) attribue la pauvreté croissante dans l’Union européenne à la pression vers le bas sur les indemnités. « Bien que la stratégie de Lisbonne ait proposé l’éradication de la pauvreté pour 2010, le nombre de famille pauvres en Europe n’a pas baissé. De nombreux indices montrent que cela s’explique en partie par la pression vers le bas sur les indemnités de la sécurité sociale. » Et c’est précisément ce que le gouvernement Di Rupo et le reste de l’Europe font pour l’instant.