Le Jour de la victoire sur le nazisme, célébré le 9 mai en ex-Union Soviétique, a été, pour la première fois, interdit dans la plus grande ville d’Ukraine occidentale, Lviv, et dans plusieurs villes de la « Galicie orientale » (partie de la Pologne jusqu’en 1939). La Galicie fut le bastion de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens (OUN), un mouvement fasciste créé en 1929 et très lié à l’Allemagne hitlérienne. Ultranationalistes et néonazis ont prévenu qu’ils s’attaqueraient aux vétérans de l’Armée Rouge et à leurs « symboliques soviétiques ». Mais la décision d’interdire le 9 mai fut prise par les pouvoirs locaux, qui ont pourtant permis le 29 avril la marche célébrant le 68ème anniversaire de la création de la 14e division SS de Waffen Grenadier Galicien. Peu influente ailleurs en Ukraine, mais bénéficiant du soutien des amis de la « Révolution Orange » (2004), cette droite nationaliste fascisante a imposé sa version de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et son héros, le fasciste Bandera, a été sacré « héros national » par l’ancien Président Viktor Iouchtchenko. Il est pourtant impliqué dans le massacre de Polonais et de juifs. (Source : Jean-Marie Chauvier, journaliste belge)