Plan du site | Newsletter | Aide | RSS |
Loading
3 mai 2010 18:50 | Il y a : 2  an(s)
| Thème: Dossier grands magasins, Distribution, Belgique, En direct des entreprises

Carrefour :: « Les travailleurs sont au cœur des actions, pour leur avenir »

Les magasins Carrefour ont été paralysés par une nouvelle journée de grève générale le 30 avril, veille du 1er Mai, malgré les actions d’intimidation de la direction.


« Pas besoin de sexe, Carrefour me b… chaque jour ». Sans commentaire. (Photo Solidaire, Benjamin Pestieau)

Les 117 magasins intégrés – les « hyper » et les « super » – sont donc restés fermés vendredi, car les travailleurs protestent toujours contre la suppression de plus de 1 500 emplois, la fermeture ou la franchisation de plusieurs magasins, et le changement de commission paritaire - lisez baisse des salaires - pour le personnel restant. En front commun, ils font valoir leur volonté de maintenir leurs acquis face à une multinationale, la deuxième au monde dans le secteur de la distribution, qui fait des bénéfices. Si Carrefour arrive à imposer ses conditions, les barèmes seront 9 à 13 % moins élevé dans les hypers, les heures tardives moins bien payées, les pécules de vacances et les primes de fin d'années moins élevés, la pension plus petite,... Résultat : une addition qui peut monter jusqu'à plusieurs milliers d'euros de différence par an.

La direction a tenté de briser l’unité des travailleurs en allant jusqu’à contacter les employés par téléphone à leur domicile en leur demandant de venir se présenter au travail. Des manœuvres qui ont provoqué une colère telle que les magasins de Tilff, Berchem-Sainte-Agathe, Ans et Gosselies sont déjà partis en grève le jeudi. « Nous déplorons vraiment ces pratiques mesquines, qui démontrent encore une fois le type de management et la philosophie de la direction » déclare le Setca (syndicat des employés FGTB). « Celle-ci n’a toujours pas compris que ces mouvements émanent des travailleurs : ce sont eux qui sont au cœur des actions. Ils jouent ici leur avenir et n’ont plus rien à perdre. »

Vu le succès du débrayage, le patron de Carrefour, Gérard Lavinay, a confirmé avoir fait appel au conciliateur social du ministère de l’Emploi. « Nous trouvons que cette intervention est prématurée et regrettons cette décision », dit encore le Setca. « Néanmoins, nous nous y rendrons dans un esprit constructif. Nous continuons à penser qu’un dialogue est toujours possible dans l’entreprise en vue de trouver des solutions. » 

Solidarité active

Cela devient une tradition, les piquets des magasins Carrefour ont reçu une visite de solidarité de membres du PTB. A Anvers, 13 magasins en grève ont reçu six délégations du PTB qui ont apporté du café, des biscuits et le dernier tract de soutien. Les travailleurs voient clair dans les plans de la direction. Il ne s’agit pas de « sauver » Carrefour en Belgique, mais d’augmenter les bénéfices des actionnaires. Et quand les grévistes lisent dans le tract que l’actionnaire principal, Bernard Arnault, possède la septième fortune au monde, ils sont nombreux à signer la pétition pour la taxe des millionnaires. Ce même scénario s’est répété à Mons et Genk, en passant par Malines, Liège, Namur et Bruxelles.


Réagir ?

Pas de commentaire
Ajouter un commentaire

* - champ obligatoire

*





*
*