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9 mai 2011 17:48 | Il y a : 1  an(s)
| Thème: En direct des entreprises, Belgique, Alimentation

Ça chauffe à nouveau chez AB InBev

Ce jeudi, la direction d’AB InBev fera savoir si elle accepte les conditions auxquelles les syndicats peuvent signer un accord sur une restructuration. « Si elle ne le fait pas, il pourrait s’ensuivre une action », déclare le délégué principal CSC Alex Vancauwenbergh.

Gaston Van Dyck

En janvier 2010, les travailleurs des sites de Jupille, Louvain et Hoegaarden avaient mené des actions contre un plan de restructuration. Un succès. Mais, un an plus tard, la direction revient à la charge. (Photo Solidaire, Martine Raeymaekers)

Il s’agit toujours du plan de restructuration contre lequel, au début de l’an dernier, ouvriers et employés sont partis en lutte. Avec une forte solidarité de part et d’autre de la frontière linguistique, entre les brasseries de Louvain, Jupille et Hoegaarden, avec des blocages d’accès et… un grand succès. Après de nombreuses semaines d’action, la direction avait retiré son plan. Pendant un an, elle a toutefois continué à peaufiner en silence sa restructuration. Même si AB INBev fait toujours d’énormes bénéfices…

Le délégué principal CSC Alex Vancauwenbergh a déclaré : « Nous ne voulons pas de licenciements secs et nous voulons une mise sur un même pied complète des ouvriers et des employés, tant dans les prépensions que pour les départs volontaires. Pour la prépension, cela signifie trois mois de préavis par cinq ans d’ancienneté et, en cas de départ volontaire, un mois de préavis par année d’ancienneté. Pendant ces préavis, aucune prestation n’est attendue non plus. Nous savons que c’est faisable : chez Coca-Cola, on a conclu un tel accord. »

Les négociations dépendent de ce qu'on boit

Une négociation suivante aura lieu le 12 mai. Si la direction accepte les revendications des syndicats, cela peut aller vite. Les deux parties aimeraient qu’il en soit ainsi, pour des raisons différentes. Du côté syndical, ils sentent la pression de la base : bien des travailleurs en ont assez de l’incertitude, certains peuvent s’en aller tout de suite en prépension et les syndicats préfèrent négocier dans une époque de grosse consommation de bière – en été – que dans une période maigre. Mais Alex Vancauwenbergh dit qu’il est toujours possible que « ça bascule de l’autre côté. La direction parle surtout, pour l’instant, de prépension à partir de 55 ans et peut-être même de 52, mais nous n’y croyons pas. Le gouvernement doit l’approuver et il ne le fera jamais pour une boîte qui fait tant de bénéfices. Et nous voulons rapidement un accord, mais pas pour moins que ce que nous avons dit la semaine dernière. » À suivre.

 


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