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22 février 2012 10:43 | Il y a : 91  jour(s)
| Thème: Belgique, Belgique, Campagne c'est leur crise, Gouvernement

Budget :: 2,5 milliards de nouvelles économies. Comment osent-ils ?

À peine trois mois après les premières restrictions, le gouvernement cherche de nouvelles économies et rentrées. La semaine dernière, les ministres ont convenu qu’on ne négocierait pas (encore) à propos de l’index. Pas tout à la fois. Les pensions d’abord, le contrôle budgétaire ensuite, et puis seulement l’index.

Joris Van Gorp

Le 2 décembre, 80 000 manifestants réclamaient que le gouvernement aille chercher l’argent là où il se trouve. Les syndicats continuent à réclamer la même chose lors du présent contrôle budgétaire. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

Le 4 mars, le gouvernement va se réunir pour le contrôle budgétaire. Sous la pression des grèves, il a fait des concessions dans le dossier des pensions. Un premier pas, estiment les syndicats. Par ailleurs, les syndicats se rendent compte que rien n’a fondamentalement changé. Dans les services publics, la lutte contre la réforme des pensions se poursuit dans plusieurs secteurs : les prisons, les pompiers… Le malaise social est grand, et c’est dans ce contexte que le gouvernement arrive avec son contrôle budgétaire.

Une nouvelle attaque 

Plusieurs pistes de nouvelles économies et rentrées ont été examinées, ces dernières semaines. Pourtant, quelques certitudes se dégagent déjà. Le gouvernement veut continuer à réduire les moyens de fonctionnement des services publics. Olivier Chastel, ministre du Budget, a annoncé qu’« il y a encore moyen de faire des économies au fédéral, notamment dans les dépenses facultatives et les dépenses administratives»1. Il pense aussi au non-remplacement de ceux qui partent à la pension. Chastel veut également réduire les dotations aux entreprises publiques comme la SNCB et bpost. En outre, on peut tabler avec certitude sur de nouvelles hausses des accises sur le tabac et l’alcool.

Quelques ballons d’essai ont également été lâchés. Ainsi, on parle d’une taxe sur les billets d’avion et d’une hausse de la TVA de 21 à 22 %, censée rapporter 1,2 milliard d’euros. Avec la hausse des accises, ce sont des impôts injustes, qui pèsent davantage sur les petits revenus. 

Une illusion de justice fiscale

Ces derniers mois, les syndicats ont réclamé que, pour le premier contrôle budgétaire, le gouvernement aille chercher l’argent là où il se trouvait. Le gouvernement n’en a pas la moindre intention. Au contraire, il envisage l’amnistie fiscale. Avec un tarif d’amende de 6 à 9 %, les riches peuvent blanchir leur argent noir. 

Quelques mesures symboliques contre les riches sont censées créer l’illusion que les efforts sont équitablement répartis. L’une des possibilités réside dans l’introduction de la « cotisation sociale générale » (CSG). La CSG est un prélèvement fiscal sur les revenus du travail et sur les fortunes. La recette ira à la sécurité sociale. Ses partisans prétendent qu’ainsi, les fortunes paieront aussi leur contribution. En réalité, la CSG impose en premier lieu de nouvelles charges aux travailleurs et l’apport des fortunes y est très limité. C’est ce qu’a révélé son introduction en France. 75 % des rentrées sont venues des salariés et seulement 8 % des fortunes2. La vraie justice consisterait à faire payer les spéculateurs, les millionnaires et les gros banquiers, en instaurant, par exemple, une taxe des millionnaires. Celle-ci rapporterait chaque année 8 milliards d’euros. La vigilance est donc plus que jamais de mise dans les prochaines semaines.


1. Le Soir, 16 février 2012. • 2. Études marxistes, n° 27, 15 décembre 1995. 


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Vladimir, 23-02-12 21:56:
Le rôle d'une CSG est de soumettre les autres revenus,que ceux du travail, à une cotisation sociale. Pour les revenus du travail elle doit se substituer aux retenues de cotisation ONSS, pour les autres revenus, mobiliers et immobiliers (loyers, bourses, etc... ) elle devra être obligatoire. Assez de cadeaux aux entreprises.
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