Le journal communal de Grimbergen avait récemment annoncé la création d’un « service de plaintes linguistiques », appelant les résidents à signaler les inscriptions en français et toute personne ayant utilisé une autre langue que le néerlandais en rue. Ce qui a suscité une flopée de réactions indignées. La bourgmestre Marleen Mertens en a avalé son café de travers et a été obligée de présenter ses excuses, évoquant une « formulation fautive ». La lettre ouverte de Danny Carleer à la bourgmestre a, parmi d’autres, fait couler beaucoup d’encre dans la presse, ce qui n’a pas pour autant entraîné la suppression du service en question. Les protestations ont alors encore monté d’un cran, entre autres de la part d’une organisation d’indépendants et d’une vingtaine d’activistes qui, la semaine dernière, ont attendu de pied ferme le début du conseil communal, rejoints par des citoyens en colère, des membres de la plateforme « Pas en notre nom-Niet in onze naam », des membres et sympathisants de Groen!, du sp.a et du PTB. (Photo) Le lendemain, le fameux « service de plaintes » a été balayé, effacé du site web communal. (Photo Malissa)