Samedi dernier, ils étaient plusieurs centaines à défiler dans les rues de Paris et de Bucarest à l’occasion de la première « Roma Pride ». Une cinquantaine de personnes les ont imité à Bruxelles et dans d’autres villes européennes. Afin de dénoncer les discriminations qu’ils subissent, les manifestants voulaient montrer qu’être Rom n’était pas une tare.
Prenant exemple sur la désormais célèbre Gay Pride, les marches étaient organisées par des organisations antiracistes européennes : « Nous en avons assez des stéréotypes racistes, assez des discriminations raciales permanentes qui touchent les individus ou communautés roms au coeur de notre continent depuis trop longtemps, assez ! »
Il est vrai que cette communauté est persécutée un peu partout, mais spécialement dans leurs pays d’origine, la Roumanie et la Bulgarie. C’est ainsi que le même jour, à Sofia, 2 000 nationalistes ont défilé contre la « criminalité tzigane ». Loin de la bonne ambiance qui régnait à Schaerbeek, au pique-nique de solidarité avec les Roms organisé par la Ligue des droits de l’homme et Bruxelles laïque.