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14 février 2011 19:37 | Il y a : 1  an(s)
| Thème: En direct des entreprises, Belgique, Dossier énergie

ArcelorMittal Gand :: Accident mortel

Jeudi 10 février, vers 19h30, un accident mortel s’est produit chez ArcelorMittal à Gand, ancien Sidmar. Un drame pour la famille et les proches de la victime, et qui soulève de nombreuses questions.

Dirk Goemaere

 

Les travailleurs réclament une enquête approfondie

 

Deux employés de la société allemande Loewe, un sous-traitant, sont occupés à démonter un échafaudage dans le convertisseur, après avoir maçonné un revêtement ignifuge. Soudain, l’un d’eux, celui qui se trouve au bas du convertisseur, s’effondre. Son collègue part chercher de l’aide dans l’aciérie, il veut descendre dans le convertisseur avec la cage. Mais une fois la cage dans le convertisseur, il est pris de malaise lui aussi. Heureusement, un ouvrier de l’aciérie remonte immédiatement la cage. Le pompier parvient à le réanimer, après quoi l’homme est transporté à la clinique, où son état est déclaré stable. Pour ce qui est de son collègue qui se trouvait sur le sol du convertisseur, les secours sont malheureusement arrivés trop tard.

Après le drame, le personnel de l’aciérie est sous le choc.

Le lendemain matin, vers 11h, a lieu une réunion extraordinaire du Comité de prévention et de protection au travail (CPPT) pour expliquer les premiers résultats de l’enquête. Il s’agissait d’un Allemand et d’un Polonais. L’un d’eux est décédé. Loin de chez lui, sur son lieu de travail. Les travailleurs d’Arcelor réclament une enquête approfondie du drame. Il est fort probable qu’il y ait eu des émanations de gaz dans le convertisseur. Comment cet accident a-t-il pu se produire ? Ces personnes avaient-elles été formées pour reconnaître les dangers liés au gaz ? La langue a-t-elle posé un problème ? Quelle est la procédure à suivre pour ce type de travail ? Tout membre du personnel d’une firme externe (sous-traitant) doit normalement suivre une formation sécurité, sans quoi il ne peut entrer dans l’usine. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Toutes ces questions sont incontournables lorsqu’on sait qu’ArcelorMittal envisage de recourir toujours plus à la sous-traitance.

 

 

 


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