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11 janvier 2012 12:06 | Il y a : 133  jour(s)
| Thème: Régions, Anvers, Santé

Anvers :: Un hôpital nécessaire passe à la trappe

Avant de quitter son poste de présidente du CPAS d’Anvers pour le poste de ministre de l’Emploi, Monica De Coninck (sp.a) a joué un mauvais tour aux Anversois en fermant quasi totalement l’hôpital Saint-Érasme à Borgerhout.

Gaston Van Dyck

« Érasme et Stuivenberg doivent rester. » « - La capacité de lits a diminué d'un quart. - Un quart de coupes ! » Cette pancarte humoristique des militants de Médecine pour le Peuple d'Anvers dénonce bien l'absurdité d'un système médical au service du profit, et non des gens. (Photo PTB Anvers)

La veille de Noël, environ 70 médecins, infirmiers et sympathisants ont mené une action plutôt animée dans le hall d’entrée de l’hôpital ZNA Saint-Érasme, pour marquer leur désaccord avec cette décision. Ils ne comprennent pas pourquoi on cherche à démanteler un hôpital situé entre Borgerhout et Deurne, qui comptent respectivement 41 000 et 74 000 habitants. Seule la maternité devrait rester (temporairement) ouverte, et le service des soins palliatifs de l'hôpital Stuivenberg devrait y être transféré.
    « La direction a donc rompu de manière flagrante la promesse faite depuis des années, fustige Dirk Van Duppen (Médecine pour le Peuple). Elle prive ainsi 60 000 personnes d’un hôpital de qualité et résolument social. Ces personnes devront désormais s’adresser à un hôpital privé coûteux où la plupart des spécialistes ne sont pas conventionnés. Selon les infos du site www.cm.be, un patient doit là-bas sortir de sa poche 917 euros, en moyenne, pour une hospitalisation avec intervention chirurgicale, contre 247 euros à l’hôpital Saint-Érasme. »
    « Présenter cela comme “une modification de l’offre de soins” est de la pure désinformation de la part de la direction, poursuit Dirk Van Duppen. En effet, ce quartier a besoin d’un hôpital de seconde ligne proche des gens, avec un service hospitalisation (d’urgence) interne et un service de chirurgie. C’est fondamental. » Mais, visiblement, cela ne cadre pas avec la politique de la direction de l’hôpital, qui n’a rien contre la privatisation et la commercialisation des soins de santé.


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