En cause, les prévisions erronées des entreprises du réseau pour la mise sur pied d’installations d’énergie solaire l’an dernier. En vertu de la loi sur les énergies renouvelables (EEG), les frais afférents ont été répercutés sur les consommateurs via une « prime » destinée à soutenir l’électricité écologique. Les quatre entreprises du réseau (50Hertz Transmissions, Amprion, EnBW Transportnetze et TenneT TSO) recalculent chaque trimestre le montant de ces « primes ». Pour cette année, les entreprises avaient décidé une augmentation claire de la prime, de 2,05 cents à 3,53 par kilowattheure.
D’après un calcul du ministère national de l’environnement, cette prime n’aurait dû être augmentée que de 2,7 cents. Cette année, les 40 millions de consommateurs privés paieront donc 1,3 milliard d’euros en trop pour leur électricité. De nombreux fournisseurs de courant avaient justifié leurs hausses de prix du début de cette année par l’augmentation de la « prime EEG ».
Le ministère de l’Environnement et les fournisseurs ont assuré que l’excédent de la prime serait déduit l’année prochaine, mais, selon Verivox, ce « dédommagement » ne sera pas complet, puisque les consommateurs ont payé en financé en fait un crédit obligatoire et sans intérêt.