Rappelons les faits : la liste publiée est le résultat de la saisie opérée, en 2001, par les enquêteurs des ordinateurs d'Adecco. La liste concerne des succursales bruxelloises de firmes, souvent bien connues au niveau international. Il en ressort que ces succursales auraient fait appel à Adecco avec des exigences discriminatoires quant aux intérimaires qu'elles désiraient embaucher. Précisons aussi qu'en janvier 2009, les sociétés reprises sur la liste ont reçu un courrier du Centre pour l'Egalité des Chances leur rappelant la loi interdisant les discriminations. Il est donc étonnant que ces sociétés soient aujourd'hui étonnées.
« Il est particulièrement regrettable que l'enquête à charge d'Adecco n'ait pas été jusqu'au bout et que les enquêteurs n'aient pas poursuivi leur enquête sur les entreprises donneuses d'ordre des discriminations pratiquées par Adecco, déplore Peter Mertens, président du PTB. Cette enquête aurait permis de faire toute la lumière sur la réalité des agissements reprochés à ces entreprises. »
Ces révélations ont relancé le débat sur les discriminations à l'embauche qui sont un phénomène massif et toujours actuel, démontrée par de nombreuses études (voir notre dossier complet sur www.ptb.be). « Ces discriminations privent d'un accès égal à l'emploi de nombreuses personnes. Il est temps d'agir, estime Peter Mertens pour le parti de gauche. On ne peut pas se contenter de déclarations d'intentions actuelles des entreprises. Les autorités judiciaires doivent faire de la lutte contre les discriminations à l'embauche une priorité. D'autre part, des tests pratiques pour un vrai faux candidat à l'emploi (« mystery shopper ») devraient pouvoir être organisés par les autorités judiciaires afin de pouvoir établir les discriminations. »
Service de presse du PTB
Contact :
Peter Mertens
Président du PTB
0487/558595
David Pestieau
Rédacteur en chef de Solidaire
0472/817374
Elle est maintenant prof en enseignement spécialisé et très heureuse de donner du sens à son activité professionnelle. Je vais lui proposer de sortir du bois...
Sans nul doute, les faits en cause sont parfaitement crédibles, et donc condamnables, mais peut-être faut-il nuancer entre:
une politique délibérée et globale de discrimination, par l'intermédiaire d'engagement ciblé d'intérimaires,
l'attitude particulière d'un gérant à qui on aurait laissé l'autonomie pour engager des intérimaires dans un siège particulier.
Ce qu'il faut examiner, au-dela des termes de l'affaire en cause, c'est la politique de recrutement menée par une enseigne dans sa globalité.