Le personnel d’Alken-Maes a approuvé à une large majorité le projet d’accord proposant l’extension des mesures de prépension dans différents services afin de limiter au maximum le nombre de licenciements secs. Il faut à présent attendre de connaître le nombre de travailleurs prêts à y recourir avant de voir si cette mesure suffira à éviter tout licenciement. Les travailleurs ont mis fin au blocage de la production le lendemain de l’approbation du projet d’accord.
Mardi de la semaine dernière, pas un seul produit n’est sorti des sites de Beerse et de Geel alors que la grande majorité des travailleurs était pourtant présente. Un peu comme chez AB InBev à Louvain et Jupille. Les syndicats ont voulu par cette action mettre la direction en garde : si elle continue à refuser les propositions des syndicats pour réduire les 558 licenciements annoncés en novembre, d’autres actions de ce genre seront organisées. Depuis novembre, le conseil d’entreprise s’est réuni une quinzaine de fois en assemblées extraordinaires et le nombre de licenciements est déjà passé à 492. La direction entend s’arrêter là mais pour les syndicats il n’en est pas question.
Lors d’un conseil d’entreprise européen à Barcelone, la direction d’AB InBev a laissé entendre qu’elle maintiendrait son plan de restructuration. Autrement dit, en Europe, dix pour cent des 8 000 travailleurs risquent de perdre leur emploi. Mais, suivant l'exemple des syndicats belges qui ont obligé la direction à retirer son plan, les syndicats européens ont formé front et refusé de continuer à discuter tant que tout le plan européen n'est pas retiré. Pour l'anecdote, alors que la direction annonçait 263 licenciements en Belgique, elle a déjà engagé 9 travailleurs à durée indéterminée depuis la semaine dernière.
Aux Pays-Bas, il n’y a pas d’indexation automatique des salaires. Les travailleurs doivent par conséquent régulièrement se battre pour que leur salaire soit adapté à la hausse des prix. Les fonctionnaires hollandais ont commencé vendredi dernier dans la province Zélande par une grève de quelques heures. Cette semaine de nouvelles actions sont prévues, notamment à Utrecht, Haarlemmermeer et dans la province du Flevoland. Le CDA, le parti du Premier ministre Balkenende, estime que ces actions sont « déplacées ».
Selon Century 21, la plus grande agence immobilière du pays, 78 % des Belges sont propriétaires d’un logement, c’est 10 % de plus qu’en 1994. Mais en raison de la crise, ce pourcentage risque de diminuer. « Une nouvelle tendance se dessine : de plus en plus de personnes se retrouvent au chômage et sont obligées de vendre leur maison car elles sont dans l’incapacité de rembourser leur prêt ». (De Morgen, 8/02)
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